Fribourg: lettre pastorale de Mgr Mamie pour le Carême (310191)
Fribourg, 31janvier(APIC) "L’on doit donc savoir ce qui se passe dans le
monde, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire, indispensable, de commencer par prendre du temps pour prier": c’est l’appel lancé aux catholiques de son diocèse par l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Pierre Mamie dans sa lettre pastorale pour le Carême 1991 intitulée "A l’écoute
des dernières nouvelles". Elle invite chacun à poser un regard critique sur
le monde des médias pour, au-delà des déviations inévitables, découvrir le
vrai visage de l’Eglise. Elle sera lue dans les paroisses les 9 et 10
février prochains.
s’"il est pourtant nécessaire que nous prenions aussi du temps pour nous
informer", affirme Mgr Mamie, il faut le faire de manière critique en apprenant à "faire confiance à ceux qui nous ont prouvé qu’ils le méritent
comme à se défier de ceux qui manipulent les informations". Un tel apprentissage a sa source dans la prière: "... on ne prendra pas connaissance des
dernières nouvelles de la même façon si l’on a prié ou si l’on n’a pas prié
avant". La prière purifie les yeux du chrétien et lui permet de porter sur
le monde un regard "placé dans la lumière venue de Dieu et de son Evangile", un regard indispensable, relève Mgr Mamie.
Primauté de la "Bonne Nouvelle"
Invoquant les exemples de saint Paul et de saint François de Sales, évêque de Genève et "patron des journalistes", Mgr Mamie souligne la primauté
de la "Bonne Nouvelle", qui contraste avec "les nouvelles quotidiennes que
nous lisons, écoutons ou regardons", qui sont "souvent, trop souvent des
mauvaises nouvelles, car elles nous rapportent, parfois avec complaisance,
tout ce qui va mal dans le monde et dans notre Eglise". Cette "Bonne Nouvelle" redit avec force qu’"il faut que tous les Job, tous les pauvres,
aient aussi, sur cette terre, une part de bonheur", affirmant que le bien
est plus présent que le mal dans l’Eglise et le monde. L’Evangile est la
seule nouvelle à laquelle "on peut et doit faire une confiance sans réserve".
Et si tout au long du Carême les chrétiens s’efforçaient de prendre autant de temps pour prier que pour s’informer ? S’ils commençaient chacune
de leurs journées, avant d’enclencher la radio, par une salutation à Dieu ?
Ils seraient ainsi "témoins de Dieu, de Jésus crucifié et ressuscité", car
"Dieu a besoin de nous, instruments et médiateurs transparents de la vérité
qui nous est venue du ciel par les chemins de Bethléem". (apic/cor)