Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Plaidoyer pour l’indépendance de la Slovénie

    Fribourg: Le premier ministre slovène au Symposium de l’UCIP (270991)

    L’Europe doit soutenir les conceptions démocratiques en Yougoslavie

    Fribourg, 27septembre(APIC) L’Europe doit soutenir en Yougoslavie les

    conceptions politiques démocratiques contre les conceptions non-démocratiques et reconnaître au plus vite l’indépendance de la Slovénie, qui dispose

    déjà de tous les attributs d’une nation souveraine. Tel est le message délivré vendredi matin à l’Université de Fribourg par Lojze Peterle, premier

    ministre du gouvernement slovène aux 180 journalistes et publicistes de

    l’Europe de l’Est et de l’Ouest réunis dans le cadre du premier symposium

    de la région Europe de l’UCIP, l’Union catholique internationale de la

    presse.

    Le jeune politicien démocrate-chrétien de Ljubljana a expliqué que si

    l’Europe avait reconnu comme sujets de droit international la Slovénie et

    la Croatie dès leur déclaration d’indépendance, elle aurait maintenant les

    moyens d’intervenir sans qu’on puisse l’accuser de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Yougoslavie, un pays déjà "mort de facto". Jusqu’à

    maintenant, a-t-il déploré, on s’est contenté de récompenser l’agresseur

    pour son agression, et paradoxalement l’Europe occidentale a dans le passé

    plus aidé le dictateur Tito que les gouvernements qui instaurent actuellement la démocratie en Yougoslavie. "Nous demandons de la compréhension de

    la part de l’Occident, seule la moitié de la Yougoslavie a été démocratisée", a-t-il lancé. Et de rappeler que c’est d’abord dans ces deux Républiques - la Slovénie puis la Croatie, qui ont le plus souffert du centralisme

    et du carcan de Belgrade - que s’est exprimée la volonté démocratique, tandis que la Serbie et le Monténégro restaient sous l’ancien régime.

    "Une série d’Etats sont maintenant dans la salle d’attente de l’Europe,

    et veulent aussi être une partie de l’intégration européenne", a-t-il

    déclaré, regrettant l’écart qu’il y a maintenant entre les déclarations et

    promesses de l’Europe occidentale et leur réalisation concrète. Et de noter

    une certaine déception qui se fait jour à ce propos en Europe de l’Est.

    La Slovénie est une des pierres de touche qui permettront de tester la

    sensibilité européenne pour les nouveaux événements en Europe de l’Est et

    la fidélité de l’Europe à ses propres valeurs de démocratie, de liberté et

    de paix, estime encore Lojze Peterle. Constatant que la haine menace de

    s’installer dans les Balkans et qu’il faudra certainement plusieurs

    générations pour cicatriser les blessures de la guerre actuelle entre

    serbes et croates - le contentieux entre les deux peuples ne datant

    d’ailleurs pas d’aujourd’hui - le premier ministre slovène a évoqué la

    nécessité d’une rapide réconciliation, car de toute façon ces peuples

    devront finir par vivre ensemble comme partie de l’Europe unie. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus