Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Fribourg: la terre au centre du conflit israélo-palestinien (190288)

    Fribourg, 19février(APIC) Parce que la terre est au centre du conflit israélo-palestinien, la conférence sur "Notre Terre est notre vie" de Mme Ursula Schneider, Docteur en Sociologie, cernait le coeur du problème. Les

    terres confisquées aux Arabes, les villages palestiniens détruits, le droit

    des juifs à avoir une terre au détriment des Arabes installés depuis des

    siècles, toutes ces réalités étaient présentes dans le long récit de la

    conférencière. Cette conférence publique était organisée par l’Institut de

    science des religions de l’Université de Fribourg, l’organisation SuissePalestine (section fribourgeoise) et l’Association pour reconstruire Emmaüs, le jeudi 18 février.

    Les cartes topographiques officielles de l’Etat d’Israël des années 50,

    reprises des cartes établies par l’administration mandataire britannique

    mais surimprimées en hébreu, mentionnent explicitement près de 300 localités palestiniennes détruites. Les juifs qui ne possédaient avant la seconde guerre mondiale que 5,6 0/0 des terres, en ont actuellement le 93

    0/0. Pour ne pas ennuyer ses auditeurs avec des chiffres ou des listes de

    noms, Mme Schneider a consacré son exposé à la narration de ses voyages en

    Israël, et notamment dans les villages arabes de Galilée. Elle a surtout

    parlé des villages arabes à majorité chrétienne qu’elle connaît le mieux et

    qui ont fait l’objet de sa thèse de doctorat en 1986 ("Land ist unser Leben. Galiläische Dörfer im Nahostkonflikt" [La terre est notre vie. Villages de Galilée dans le conflit proche-oriental]). Ces trois villages sont

    Melia, Biram et Gesh en Haute-Galilée.

    A Melia, village fortifié de l’époque des Croisades, les terres des propriétaires arabes ont été confisquées ou bradées par les juifs. D’ailleurs,

    les agriculteurs ne forment plus actuellement que 30 0/0 de la population.

    Le village de Biram, proche de la frontière libanaise, a été détruit et les

    juifs en ont fait un parc d’excursion. Ses habitants se sont, pour la plupart, réfugiés à Gesh ou d’ailleurs on retrouve de nombreux réfugiés,

    chrétiens ou musulmans, d’autres villages détruits. L’église de Biram a été

    reconstruite et utilisée par ses "habitants" pour les baptêmes, mariages et

    enterrements. Mais on vient d’apprendre qu’il y a une dizaine de jours, des

    partisans du Rabbin Kahane (Juifs extrémistes) ont brûlé l’Evangile dans

    l’église et les croix du cimetières de Biram...

    Mme Schneider qui a été collaboratrice et coordinatrice de projet au

    Service social pour la paix et la réconciliation de la Commission allemande

    "Justice et Paix", a également parlé des espoirs en une solution du conflit

    israélo-palestinien. Bien que tout réglement du conflit semble irréalisable

    concrétement, "chaque petit pas que les Arabes et les juifs font ensemble

    est une progression sur le chemin de la paix".

    Elle a également nommé Elias Chacour, prêtre grec-melkite, natif de Biram et curé d’Ibillin près de Nazareth qui défend le rapprochement des

    juifs et Arabes comme seul moyen d’arriver à la paix. Il raconte d’ailleurs

    très bien, pour les avoir vécues, la prise et la destruction du village de

    Biram dans son livre "Frères de sang" aux Editions du Cerf, 1985. (apic/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus