Fribourg: l’Ecole de la foi et des (230691)
"Allez par le monde entier, faites des disciples"
Fribourg, 23juin(APIC) L’Ecole de la foi et des ministères à Fribourg a
dit samedi adieu à Noël Aebischer, son directeur sortant, et salué sa nouvelle directrice, Soeur Marie-Gabrielle Bérard, une religieuse ursuline.
Fondée en 1969 par le Père Jacques Loew, de la Mission Ouvrière Saint Pierre - Saint Paul, l’Ecole de la foi organisait samedi dans ses nouveaux locaux de la rue des Alpes 62 une journée de prière, de réflexion et de fête.
"Disciples" de l’Ecole en milieu ou en fin de parcours, anciens, membres
de l’Association des Amis de l’Ecole de la foi, au total près de 250 personnes se sont retrouvées dans une ambiance chaleureuse et fraternelle pour
"rendre grâce au Seigneur, faire le point et regarder en avant".
Noël Aebischer devait rappeler que l’Ecole, qui a formé quelque 1’300
"disciples" (prêtres, religieux, religieuses et laïcs) en deux décennies,
"engage toute la personne dans une expérience de foi, de charité et de conversion". C’est un temps, a-t-il précisé, "où l’arbre pousse des racines
solides qui lui permettront de tenir debout". Après 18 ans au service de
l’Ecole de la foi, dont 10 comme directeur, Noël Aebischer va passer le témoin à Soeur Marie-Gabrielle Bérard, "pour un nouveau départ, le temps des
greffes qui sont autant de promesses de nouvelles souches".
Dialogue, réconciliation et libération
Pour la nouvelle directrice, les mots-clés demeurent le dialogue, la réconciliation et la libération. Il faut, dit-elle, "tout focaliser sur Jésus-Christ Parole vivante, annoncée, incarnée, qui nous conduit vers nos
frères". De son côté, l’une des anciennes de l’Ecole mettait l’accent sur
la parole de Dieu vécue et célébrée. "Cela m’a donné le goût de la lire, de
la vivre et enfin l’envie de la partager".
Professeur à l’Ecole de la foi, le Père jésuite Xavier Nicolas, ancien
secrétaire du service "Incroyance et Foi" de l’Episcopat français, a donné
une conférence sur le thème : "Une Eglise de dialogue : risques et chances,
25 ans après Vatican II". Il a posé quelques jalons en vue d’une réflexion
sur ce "monde-ci" comme lieu de la foi, de l’Eglise et de l’évangélisation.
S’appuyant sur les textes du Concile Vatican II, il a abordé les divers
aspects de "l’immense défi d’inculturation de la foi dans la société moderne".
Il a, au passage, cité les propos du cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, pour qui "la nouvelle évangélisation est une urgence que
l’on ne peut remettre à plus tard". Il a également rappelé que les sept
moyens d’être missionnaire selon le document romain de 1984 "Dialogue et
Mission" sont dans l’ordre d’importance : la présence, le témoignage, le
service des frères, le dialogue, la vie liturgique, la catéchèse et la prédication.
"N’ayez pas peur"
"N’ayez pas peur". Cette phrase de l’Evangile du dimanche a été reprise
par Mgr Mamie, l’évêque du diocèse, au cours de la messe qu’il a présidée
en fin de journée en l’église Ste-Thérèse. "Lorsqu’on vous rencontrera", at-il dit plus expressément à ceux des "disciples" ayant terminé leur cycle
de deux ans de formation et s’apprêtant à partir en mission, "et que vous
regarderez vos frères, que vous leur parlerez, parce que vous aurez ruminé
la Parole, célébré l’eucharistie, les autres percevront quelque chose du
regard de Dieu, de sa Parole et de son amour". (apic/ecl/be)