Fribourg : Jean Paul II en Scandinavie (290589)
Fribourg, 29mai(APIC/CIP) L’arrivée du pape Jean Paul II en Finlande est
prévue pour le dimanche 4 juin à 19h. Le pape y passera 48h avant de se
rendre au Danemark. Après la cérémonie de bienvenue qui se déroulera devant
le palais présidentiel, le pape rendra une visite privée au président Mauno
Koivisto avant de se faire présenter le corps diplomatique. Le lendemain,
le pape sera accueilli à Turku par les évêques luthériens. De retour à Helsinki, Jean Paul II aura d’abord une rencontre privée avec le primat de
l’Eglise orthodoxe de Finlande, avant de célébrer une messe avec confirmations; la journée se terminera par une rencontre avec les membres de la
Paasikivi Society. Le mardi 6 juin, enfin, le pape aura une dernière rencontre avec les personnes âgées, les malades, les prêtres et les religieux,
à la cathédrale d’Helsinki.
La Finlande est l’un des pays les plus luthériens du monde (environ 90%
de la population) et sans doute le pays ou la proportion des catholiques
est la plus faible au monde (O,O5% de la population). L’histoire religieuse
de la Finlande est fortement marquée par une longue dépendance: soumise à
la Suède à partir du 13e siècle et ensuite cédée à la Russie en 18O9. La
Finlande est indépendante en 1917. Le christianisme y a pénétré par les voies maritimes et commerciales dès le 12e siècle. La Réforme est introduite
par le roi de Suède Gustave Vasa, qui fonde Helsinki. A noter la présence
en Finlande de 70.000 orthodoxes. Le pays compte un diocèse orthodoxe russe
reconnu par le patriarcat de Moscou.
Le catholicisme n’a fait sa réapparition en Finlande qu’en 1799, lors de
la fondation d’une paroisse catholique à Viipuri, la capitale de la Carélie
(annexée par Staline en 1940). Il faut attendre 1860 pour voir la construction de l’église d’Helsinki, destinée aux soldats polonais au service du
tsar. Le vicariat apostolique de Finlande est érigé 1920 et est élevé au
rang de diocèse catholique d’Helsinki en 1855.
Plus que partout ailleurs dans le monde, la petite minorité catholique,
qui ne dispose en tout et pour tout que de cinq prêtres, vit dans une situation de diaspora particulièrement pénible, en raison de la dispersion et
de l’isolement de ses membres. Helsinki fait sans doute exception. En 1950,
les dominicains français ont ouvert dans la capitale le "Studium Catholicum", un centre d’études et d’information qui dispose d’une riche bibliothèque fréquentée d’ailleurs par de nombreux luthériens. A signaler l’existence d’un Conseil national des Eglises, présidé par l’archevêque
luthérien John Vikström, et dont est membre l’Eglise catholique.(apic/cip/pe)