"Les chants des oiseaux et des coqs nous parlent de Dieu"
Fribourg, 1eravril(APIC) Lors de la messe de Pâques qu’il célébrait dimanche en la cathédrale St-Nicolas à Fribourg, Mgr Pierre Mamie, évêque de
Lausanne, Genève et Fribourg, a évoqué dans son homélie la figure de l’apôtre Pierre à travers la méditation du texte de saint Jean: "Pierre, m’aimes-tu? M’aimes-tu plus que ceux-ci?". Faisant allusion à la "Spatzenmesse"
de Mozart ("Messe des moineaux") chantée solennellement durant l’office
pontifical, l’évêque du diocèse a rappelé aux participants qu’en écoutant
"le chant des moineaux" on était aussi conduit à écouter le chant du coq et
à retrouver Pierre, le renégat, sur le chemin de la conversion. Pour Pierre, c’est le chant d’un coq dans la nuit du jeudi Saint "qui l’a conduit de
la honte aux larmes du regret, de la conversion, au pardon demandé et reçu".
Mgr Mamie a commencé par rappeler aux fervents de Mozart qu’il y a ici
plus que Mozart : "Il y a Dieu, il y a Jésus ressucité". Et de redire la
certitude de la Résurrection du Christ: "Ce n’est pas une sorte de suggestion que je vous ferais pour que vous vous ’autosuggestionniez’ vous-mêmes,
une sorte d’opium que je vous donnerais pour vous faire croire que la mort
n’est pas la fin de tout, la mort que personne ne pourra éviter. La mort
est bien le commencement de la vraie vie".
Actualisant pour chacun les sentiments de Pierre, l’évêque a eu cette
parole évocatrice: "Quand au petit matin, vous entendez le chant d’un coq,
vous pourriez alors entendre la voix de Jésus qui vous dit à la minute où
vous sortez de la nuit de votre sommeil: toi, est-ce que tu m’aimes, est-ce
que tu veux m’aimer, me préférer aujourd’hui?"
Et Mgr Mamie d’affirmer: "Depuis le matin de la première Pâque, nous savons que l’amour sera le plus fort. Ecoutez les chants des oiseaux et du
coq, ils vous parlent, eux aussi, de Dieu".
Avant de donner la bénédiction à la fin de l’office pascal, l’évêque du
diocèse est revenu sur le thème de l’homélie du jour. En replongeant ses
auditeurs en pleine réalité humaine: "Mais nous pouvons nous demander s’il
y a encore des oiseaux et des coqs qui chantent ce matin dans les déserts
d’Ethiopie, où l’on nous dit que, si nous n’agissons pas très rapidement,
il y aura cette année, sept millions de morts de faim. Cette nouvelle que
les télévisions ont mise devant nos yeux ces jours derniers, m’empêche de
goûter, dans la paix de mon coeur, la joie pascale. Qu’est-ce que nous pouvons faire? Au moins donner un peu ou beaucoup de notre argent aux oeuvres
d’entraide et aux serviteurs de la charité qui nous tendent la main. Nous
ne pouvons pas fermer nos yeux et notre coeur devant un tel malheur."
(apic/com/ba)