Fribourg: Fin de l’assemblée des délégués de la FEPS (230692)
Fribourg, 23juin(APIC) L’assemblée des délégués de la Fédération des
Eglises protestantes de la Suisse (FEPS), qui s’est tenue du 21 au 23 juin
au Cycle d’orientation de Jolimont à Fribourg, n’a pas donné le feu vert
définitif au lancement d’une agence de presse protestante. Les délégués ont
exigé la présentation d’un concept plus détaillé avant d’accepter le redémarrage de l’EPD, l’agence de presse protestante de Zurich disparue en
1989. Ils ont également accepté par 50 voix contre 2 la création de deux
postes à mi-temps pour les affaires oecuméniques.
L’Office protestant pour l’oecuménisme en Suisse avait cessé ses activités l’an dernier après le départ à la retraite de son directeur, le théologien Lukas Vischer. A l’occasion du débat sur la question du bureau pour
l’oecuménisme, plusieurs délégués ont souligné l’importance de l’oecuménisme au plan plan national et international. Plusieurs participants ont notamment regretté que les mesures d’économie de la FEPS se fassent sur le dos
de l’oecuménisme. Ainsi la proposition de créer un poste à 100 % pour une
personne chargée des problèmes de l’oecuménisme, ainsi que l’engagement
d’une secrétaire à 100 % n’ont pas été approuvés. On se contentera donc
dans ce domaine de deux postes à 50 %.
Le pasteur Heinrich Rusterholz, président de la FEPS a souligné l’importance de la création d’une agence de presse protestante et rappelé que depuis 1990, l’Office de presse de la FEPS collabore avec l’Agence télégraphique suisse (ATS). Cette dernière est intéressée à ce que ce travail en
commun se poursuive à l’avenir. Plaidant pour une stratégie active dans le
domaine des médias, le pasteur Rusterholz a relevé que le travail d’information d’une agence de presse jouit d’une plus grande crédibilité qu’un
simple service de presse chargé des relations publiques. Le Service de
presse protestant (SPP) à Lausanne pourrait également profiter de l’infrastructure de la nouvelle agence.
Concernant la dotation en personnel, le président de la FEPS a estimé
que trois postes à plein temps sont un minimum pour faire fonctionner une
agence. Plusieurs questions étant restées ouvertes, les délégués ont exigé
du Conseil de la FEPS un concept détaillé avant de se prononcer définitivement sur la renaissance de l’EPD. (apic/eg/be)