Fribourg: exposition de peinture Kim en Joong (260190)
Fribourg, 26 janvier (APIC) L’exposition de peinture qui aura lieu du 9
février au 4 mars prochain à l’Université de Fribourg n’est pas tout à fait
comme les autres. Elle accueillera des oeuvres créées par un artiste, certes, mais se distinguera par la personnalité de l’auteur puisque ce dernier, le Père Kim en Joong, de la Corée du Sud, est également un homme
d’Eglise. Le pinceau qui prolonge le missel, dit-on. L’événement est à placer dans le cadre du centenaire de l’Université de Fribourg.
Le Père Kim en Joong, qui est né en 1940 à Booyo, en Corée du Sud, n’est
pas un inconnu à l’Université de Fribourg. Après des études à l’Ecoles des
Beaux-Arts de l’Université nationale de Séoul, il accomplit deux séjours en
Europe, à l’Université de Fribourg, précisément, puis à l’Institut catholiques de Paris. Ce dominicain vit aujourd’hui dans la métropole française.
Artiste coréen de grand renom, il a exposé dans des galeries réputées en
France, en Allemagne, en Norvège, à New-York et à Séoul.
La peinture de Kim en Joong reflète parfaitement sa double nature d’artise et d’homme d’Eglise. Y mettre une frontière serait absurde. Selon Olivier Pauli, distinguer ses deux natures "ne reviendrait à rien tant les
deux vocations se croisent et se nourissent: le pinceau prolonge le missel,
le chant grégorien répond à la toile griffée de couleurs. Ici, le peintre
engage son combat avec la toile. Là le Père offre sa méditation à son amour
de Dieu. Toujours, Kim en Joong ouvre un dialogue, en perpétuel recommencement, avec le sacré".
L’horizon artistique de Kim en Joong est passé notamment par la calligraphie orientale. Mais laissons l’artiste lui-même qualifier ses oeuvres:
"Ne cherchez pas une signification à ma peinture. Laissez votre oeil à
l’écoute des formes et des couleurs. En vous arrêtant à la recherche d’une
représentation vous perdriez la sensation que je voudrais vous offrir. Ma
peinture ne vise, dans mon univers pictural, qu’une libération ontologique.
’Tout doit être deviné’ dit Poliakoff".
En marge de cette exposition, le Choeur grégorien de Paris interprétera
le 9 février, jour du vernissage, dans la Chapelle de l’ancien Hôpital des
Bourgeois, un très riche répertoire de chants grégoriens. (apic/com/pr)