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    Exposition à l’Université, en marge du 500e de la découverte de l’Amérique

    Fribourg: étoffes Mola, l’art des Indiens du Panama (110292)

    Fribourg, 11 février(APIC) En marge du 5e centenaire de la découverte de

    l’Amérique, l’Insitut de missiologie de l’Université de Fribourg présente

    jusqu’au 10 avril une exposition d’étoffes "Molas" des Indiennes Kuna du

    Panama. Au-delà d’un aspect artistique remarquable, ces étoffes nous introduisent de manière très intéressante dans la problématique du choc des cultures.

    Les Kunas forment un peuple indien qui a su, grâce à un profond isolement, préserver une automomie importante à l’échelon politique, culturel et

    religieux. Repoussés de proche en proche, les Kunas vivent depuis le début

    du 19e siècle sur 49 îles en bordure du Panama et de la Colombie. Les

    49’000 Kunas sont intégrés à la République de Panama dans laquelle ils disposent de députés élus démocratiquement.

    L’art des Molas, c’est-à-dire des blouses et des vêtements brodés, est

    né au contact des blancs aux 17e et 18e siècles. C’est à cette époque en

    effet que les Kunas, qui vivaient nus jusqu’alors, ont commencé à s’habiller et qu’ils ont "transcrit" sur leurs habits leurs peintures corporelles.

    Epoque aussi où ils ont échangé leurs produits contre des étoffes du fil et

    des aiguilles. Les femmes Kunas apportent une vraie empreinte artistique à

    leur travail. Elles s’inspirent soit de la nature, soit de motifs géométriques, soit plus récemment, à l’instar de l’art populaire haïtien par exemple, d’objets de la civilisation contemporaine: télévision, logos publicitaires, thèmes religieux et parfois même visages d’hommes politiques.

    Fantaisie, volonté propre et conscience sociale sont ainsi réunies dans ces

    oeuvres.

    La découverte de cet art dans les années 50 par des experts d’Amérique

    du Nord, l’a élevé au niveau mondial. Dès lors un marché s’est créé et de

    nombreux amateurs échangent ces oeuvres au prix fort. (apic/com/mp)

    L’exposition est visible dans les couloirs de l’ancien bâtiment de l’Université de Miséricorde. (côté chapelle, aile des séminaires No 2000)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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