Fribourg-en-Brisgau: Gustavo Gutierrez docteur (111190)
Plus de chance qu’à Fribourg
Fribourg en Brisgau, 11novembre(APIC) Contrairement à l’Université de
Fribourg en Suisse, l’Université de Fribourg-en-Brisgau n’aura pas de problèmes pour décerner le titre de docteur honoris causa au théologien péruvien Gustavo Gutierrez, considéré comme le "père de la théologie de la libération" en Amérique latine. La Faculté de théologie allemande lui remettra cette distinction samedi 17 novembre.
Le professeur Gisbert Greshake, de la Faculté de théologie de Fribourgen-Brisgau a déclaré vendredi à l’agence APIC: "La solution est simple.
Nous n’avons pas demandé à Rome". La réglementation concernant l’attribution des distinctions académiques à l’Université de Fribourg-en-Brisgau ne
prévoit pas, en effet, une consultation de Rome.
La Faculté de théologie de l’Université de Tübingen avait déjà décerné
le titre de docteur honoris causa au Père Gutierrez en juin 1985 pour récompenser son engagement au service de l’Eglise du Pérou, en étroite collaboration avec l’épiscopat et les communautés de base.
Les organisateurs de la Semaine interdisciplinaire "Dialogues interculturels en théologie" mise sur pied avec l’accord du Conseil de la Faculté
de théologie de Fribourg avaient proposé que la Faculté décerne le titre de
docteurs honoris causa à quatre théologiens de renommée mondiale: le Camerounais Jean-Marc Ela, la théologienne féministe Elisabeth Schüssler Fiorenza, Tissa Balasuriya, du Sri Lanka et le Père Gustavo Gutierrez, figures
de proue de cette Semaine interdisciplinaire. Consultée de façon informelle, Rome avait fait valoir des objections concernant certains de ces candidats. Cela a entraîné le retrait de deux des conférenciers de cette Semaine, et finalement la suspension de la manifestation, organisée dans le cadre du Centenaire de la Faculté.
Un deuxième tour de proposition de cinq candidatures pour les docteurs
honoris causa, cette fois dans le cadre de procédures habituelles, s’est
heurté, pour deux d’entre eux, au refus du "nihil obstat" de la part de Rome. Cela a eu pour conséquence que la Faculté a décidé de ne décerner aucun
doctorat honoris causa le 15 novembre prochain, "dies academicus" et jour
de clôture du centenaire de la Faculté. (apic/oe/cor)