Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Marguerite Bays béatifiée en compagnie de Soeur Maria Theresa

    Fribourg: Deux Suissesses prochainement béatifiées (231293)

    Scherer, co-fondatrice de la congrégation des Soeurs d’Ingenbohl

    Rome, 23décembre(APIC) La béatification de la Fribourgeoise Marguerite

    Bays et de la religieuse lucernoise Maria Theresia Scherer, co-fondatrice

    de la congrégation des Soeurs de la Sainte-Croix d’Ingenbohl, est désormais

    certaine. Jeudi 23 décembre, la Congrégation pour les causes des saints au

    Vatican, en présence du pape Jean Paul II, a publié le décret reconnaissant

    un miracle attribué à chacune des deux futures bienheureuses.

    Dans un communiqué publié jeudi, Mgr Pierre Mamie, et ses deux évêques

    auxiliaires, Mgr Gabriel Bullet et Mgr Amédée Grab, rendent publique la

    nouvelle de la lecture officielle et de sa signature du décret "reconnaissant comme certain le miracle opéré par Dieu grâce à l’intercession de la

    Vénérable Marguerite Bays". Cette reconnaissance annonce la prochaine béatification de l’"humble couturière de la Pierraz, près de Romont".

    Dans la joie d’annoncer cette nouvelle à leurs diocésains, les évêques

    du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg prient de "l’accueillir dans

    l’action de grâce envers Dieu qui a bien voulu susciter cette femme, une

    laïque, contemplative, comme un modèle de vie chrétienne".

    Biographies

    Marguerite Bays, une humble laïque

    Marguerite Bays est née à La Pierraz (commune de Chavannes-les-Forts) le 8

    septembre 1815. Elle fut la deuxième des sept enfants de Pierre-Antoine

    Bays, agriculteur, et de Marie-Joséphine Bays, née Morel. Elle entra le 22

    février 1860 dans le Tiers-Ordre de St-François. Connue pour sa piété,

    "ayant mis Dieu en premier", selon l’expression de Mgr Mamie lors de la

    messe du 100ème anniversaire de sa mort, elle vécut dans sa paroisse de Siviriez comme une humble et laborieuse paysanne et couturière. Atteinte d’un

    cancer aux intestins en 1854, Marguerite Bays, jusqu’à sa mort le 27 juin

    1879, bien que guérie du cancer, ne recouvra plus jamais la santé.

    Marguerite Bays - et c’est ce qui fait son originalité - a choisi d’être

    laïque, sachant qu’elle était "l’âme de sa famille" et s’estimant indigne

    de devenir religieuse. L’une des premières, elle a compris la responsabilité du baptisé dans la vie paroissiale. Elle priait avec chacun et l’aidait

    à prendre conscience de sa dignité d’homme pour mieux l’ouvrir au Christ.

    L’esprit missionnaire de la "femme de Siviriez" la poussait à soutenir

    l’oeuvre pour la propagation de la foi et à encourager la presse catholique

    pour défendre la religion.

    Une souffrance féconde

    Guérie subitement d’un cancer de l’intestin, Marguerite Bays a demandé à

    Jésus d’être intimement associée à sa passion et elle a été exaucée. Chaque

    vendredi, elle avait les stigmates et vivait quelques heures d’extase. Une

    telle souffrance ne pouvait être supportée que dans une intense vie de

    prière et une profonde communion avec Dieu, signe d’une relation d’amour

    unique avec Lui que Marguerite Bays a cultivée tout au long d’une vie de

    fidélité. La "sainte de Siviriez" reste un modèle de vie chrétienne par son

    attitude intérieure et le regard du coeur qu’elle portait sur les autres.

    Mère Maria Theresia Scherer, au service des pauvres et des malades

    Mère Maria Theresia Scherer (1825-1888) fut co-fondatrice et première supérieure générale des soeurs de la Sainte-Croix d’Ingenbohl. Née en 1825 à

    Meggen (LU), Maria Theresia est la quatrième enfant d’une famille de paysans. A l’âge de huit ans elle perd son père. A seize ans, elle est envoyée

    pour se former à l’hôpital des Bourgeois de Lucerne, où elle a les premiers

    contacts avec les malades et les pauvres. En 1845, elle entre dans la Congrégation enseignante des soeurs de Menzingen fondée par le Père capucin

    Theodosius Florentini.

    En 1856, la fondation se scinde en deux congrégations, la première consacrée plutôt à l’enseignement, la seconde, celle de Maria Theresia Scherer, aux oeuvres de charité. En 1857, Maria Theresia est élue supérieure

    générale de la nouvelle Congrégation des soeurs de la Sainte-Croix d’Ingenbohl, du nom du lieu de la maison-mère. La Congrégation connaît une rapide

    extension malgré les difficultés et les conflits qui secouent l’Europe dans

    cette seconde moitié du XIXe siècle. A sa mort en 1888, la Congrégation

    compte 1’600 religieuses. Aujourd’hui, les soeurs d’Ingenbohl sont environ

    5’500 à honorer avec fierté la mémoire de leur co-fondatrice. (apic/com/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus