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    Malgré la crise financière et la pénurie de locaux

    Fribourg: croissance continue pour l’Université (081193)

    Fribourg, 8novembre(APIC) Avec quelque 7’800 inscriptions pour cette rentrée d’automne, l’Université de Fribourg continue de voir régulièrement

    augmenter le nombre de ses étudiants. Avec comme corollaire deux points

    noirs: les problèmes financiers et le manque de locaux. Si le principe du

    ’numerus clausus’ est pour l’instant exclu, le rectorat demande à toutes

    les facultés et les sections d’introduire un examen de fin de première année, afin de limiter le tourisme universitaire.

    Les chiffres définitifs pour l’année 1992-93 (ceux de la rentrée 1993 ne

    seront publiés que début décembre) donnent un total d’étudiants de 7’200

    (dont 3040 femmes), en augmentation de 9,09% par rapport à l’année

    précédente. Pour la rentrée universitaire de cet automme l’augmentation

    devrait se situer à un niveau à peu près semblable. Seule la Faculté de

    théologie connaît une légère baisse, tandis que celle des Sciences

    économiques et sociales enregistre un niveau stabilisé.

    Si le nombre des étudiants à Fribourg connaît la plus forte croissance

    de Suisse depuis 1988-89, les finances peinent à suivre. Depuis 1991, elles

    n’ont progressé en coût réel que de 2%. Pour 1994, l’Etat de Fribourg a réduit sa participation au budget de 44 à 41 millions de francs, déficit cependant compensé par des subventions fédérales et les contributions d’autres cantons (8’500 francs par étudiant et par an). Après le refus de

    l’augmentation de l’impôt par le peuple fribourgeois, le recteur Hans Meier

    craint de nouvelles baisses. En 1994, aucun nouveau poste ne sera créé malgré l’évolution des effectifs.

    A terme, cette situation fait courir le risque d’une diminution de la

    qualité des études, d’une restriction des recherches et d’un abandon des

    activités de service.

    Le problème est identique au niveau des locaux. Pour l’instant on pallie

    les manques par des locations, mais on ne voit encore rien de concret concernant la construction d’un nouveau complexe universitaire à St-Justin

    (juste en face des bâtiments actuels de Miséricorde) ou à la Chassote (en

    périphérie).

    Du côté de la coordination universitaire, cinq conventions de branches

    ont été signées avec les Universités de Berne et de Neuchâtel. Satisfaction

    également à propos des programmes d’échange européens "Erasmus". Plus d’une

    centaine d’étudiants de Fribourg sont partis dans 44 universités européennes et plus de 70 autres, de dix pays, ont rejoint les bords de la Sarine.

    Si le principe du numerus clausus est exclu pour l’instant, le rectorat

    demande cependant aux facultés et aux sections d’introduire, là où il

    n’existe pas, un examen de fin de première année permettant de juger des

    capacités et de la volonté de l’étudiant à poursuivre ses études. Une façon

    de lutter contre le tourisme universitaire, même si en matière de longueur

    des études, Fribourg se situe dans la moyenne suisse. (apic/mp)

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