Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Ne pas avoir peur d’aimer et d’être aimé

    Fribourg : conférence de Jean Vanier à l’Université (260289)

    Fribourg, 26février(APIC/Bernadette Dubois) Si je ne suis pas aimé, je ne

    suis pas aimable, cette phrase terriblement humaine est d’autant plus vraie

    pour les handicapés qui souffrent énormément et pas seulement physiquement.

    C’est ce que nous a rappelé Jean Vanier, le fondateur de l’Arche (90 communautés d’accueil des handicapés adultes dans le monde), le vendredi 24

    février à Fribourg devant une aula de l’Université comble.

    A travers quelques handicapés rencontrés au cours des quelque 25 ans que

    Jean Vanier a consacré à eux, il nous a transmis tout ce qu’il a découvert

    en vivant avec ces délaissés de la société. La petite Hadir de la

    communauté de Béthanie près de Jérusalem, déjà handicapée, mais qui souffre

    encore plus de la violence que les soldats isréliens créée dans la rue

    voisine. Jean Vanier compare cette petite handicapée à une des multiples

    fleurs que l’on trouve dans les champs de Terre Sainte, tellement fragiles,

    si on ne leur prête pas attention.

    Ces enfants, ces adultes qui jouissent d’un peu plus de respect que

    d’autres dans les communautés de l’Arche ont fait découvrir à l’ancien marin et à l’ancien professeur qu’est Jean Vanier, le cri primal de l’être

    humain. Les "est-ce que tu m’aimes ? est-ce que je suis quelqu’un pour

    toi?" transmis avec toute l’authenticité de celui qui a un langage

    "pauvre", oblige celui qui les entends à se transformer. "Le chemin relationnel, de l’ordre de l’amour et de l’écoute, mène à un monde de pardon,

    au coeur de toute la vie humaine", a déclaré Jean Vanier comme un credo.

    Dieu est caché dans le plus petit et il nous faut l’y découvrir

    Ces dizaines de handicapés qui souffrent visiblement ont aussi fait

    découvrir à Jean Vanier la blessure profonde que toute homme ressent. Le

    coeur blessé n’est pas le propre du handicapé ou de celui qui subi la prison, même s’ils eux l’ont de toute évidence vécu plus tragiquement, il est

    propre à l’homme. L’être humain le plus équilibré apparemment a peur de

    laisser transparaître sa pauvreté, cette fragilité intérieure, cette blessure de ne pas avoir toujours été aimé.

    Jean Vanier a également mis l’accent sur notre monde occidental, si

    riche apparemment, mais si pauvre d’amour humain exprimé. La solitude,

    l’isolement touchent de plus en plus de gens, surtout les vieillards qui

    souvent vivent dans des situations intolérables. La peur d’aimer, parce que

    c’est une difficile privation de notre liberté égoïste, et l’envie de vivre

    loin de la souffrance, dans un rêve irréaliste, rendent notre monde froid.

    Pour Jean Vanier, la vraie joie n’est pas de fuir la souffrance, mais de

    découvrir l’amour, la compassion, créer la communion entre les êtres, vivre

    dans la réalité comme Dieu le veut, car Il est caché dans le plus petit et

    il nous faut l’y découvrir. (apic/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus