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    Conserver son identité en s’ouvrant à l’avenir

    Fribourg: célébration oecuménique pour le Centenaire (240590)

    Fribourg, 24mai(APIC) Pour marquer le Centenaire de l’Université, la

    communauté universitaire de Fribourg était conviée mercredi 23 mai à une

    célébration oecuménique dans la cour des bâtiments de Miséricorde. L’occasion de s’interroger sur le passé, le présent et l’avenir de l’Université

    catholique, sa raison d’être et ses buts et de réfléchir à sa manière de

    répondre aux défis du monde contemporain dans le respect de son identité.

    Préparée par les aumôniers universitaires, la célébration a rassemblé

    catholiques, protestants et orthodoxes dans la même réflexion et la même

    prière. Elle était présidée par Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, le pasteur Ion Karakash, vice-président de la

    Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) et l’archimandrite

    Basilios Karayannis, vicaire épiscopal au centre orthodoxe de Chambésy.

    Evoquant le passé de l’Université de Fribourg, Mgr Mamie a souligné les

    valeurs qu’elle a su transmettre aux générations actuelles et qui témoignent de son identité catholique: au-delà des hypothèses, "qui n’ont qu’un

    temps", le goût de la vérité, chemin de la sagesse; l’expérience de Dieu,

    qu’il faut conserver et redécouvrir. Le destin de l’Université est, pour

    Mgr Mamie, de travailler dans la recherche de la vérité et de l’unité.

    Une recherche intellectuelle qui s’appuie sur le christianisme

    Le pasteur Karakask a proposé trois pistes de réflexion sur la responsabilité du scientifique chrétien: ce dernier saura d’abord "rappeler à ses

    concitoyens les limites de l’humain, limites dont il aura lui-même pris la

    pleine mesure"; il saura ensuite, "dans la rigueur de toute démarche cognitive authentique, être en quête d’une vérité au coeur de la Création et au

    cours de l’histoire, témoin d’un Dieu vivant qui se révèle au coeur des

    vies en devenir et non dans les périphéries de l’inexpliqué et les sagesses

    vieillies que l’on cherche vainement à préserver de l’épreuve des faits et

    de la vérité"; enfin "le scientifique chrétien peut être le témoin d’une

    histoire qui est encore ouverte, d’une histoire qui est encore à faire".

    L’archimandrite Basilios, portant son regard vers l’avenir, a développé

    le rôle de l’Université et de l’éducation, déterminé par quatre paramètres:

    le dévelopement de la culture et de la société européenne, qui "a provoqué

    un affrontement entre la société de consommation et la recherche métaphysique" et qui voit régresser la quête de Dieu; les restructurations socio-politiques, culturelles et idéologique de l’Est qui redonnent sa place au

    christianisme; l’unité de l’Europe, qui doit prendre en compte les relations sociales, culturelles et religieuses et se baser sur les valeurs communes aux Etats que sont le christianisme et la civilisation gréco-romaine;

    la vocation des sociétés chrétiennes, qui est de repenser le développement

    spirituel à travers les valeurs socio-culturelles. L’éducation, a affirmé

    l’archimandrite, "doit être basée sur le christianisme: c’est le point fondamental qui détermine le contenu, la structure et l’avenir des sociétés

    chrétiennes". (apic/cor)

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