Fribourg, 11juillet(APIC) Au lendemain de la clôture du second Festival
de musique sacrée qui a eu lieu à Fribourg du 1 au 10 juillet, les organisateurs de la manifestation ont tenu à dresser à chaud un premier bilan
lors d’une conférence de presse. Un Festival qui a permis d’apprécier les
valeurs confirmées de la musique et qui s’est affirmé comme un grand moment
de la vie musicale européenne de l’été, comme l’a souligné Claude Schorderet, syndic de la ville de Fribourg.
Comme l’a rappelé le responsable de la presse du Festival de musique
sacrée, Jean-Luc Piller, le rôle de la musique est un moyen de se réconcilier avec soi-même, et de rencontrer son propre "moi" en pleine liberté, la
musique, a-t-il ajouté, est un puissant moyen de communion. Selon le président du comité d’organisation de ce Festival, Nicolas Michel, la manifestation fut certes un succès, mais les points faibles n’ont pas manqué non
plus. "Si un succès ne se jugeait qu’à un aspect matériel, nous devrions
mettre un bémol à notre clef". En effet les dépenses sont excédentaires et
le déficit devra être comblé par des recettes complémentaires. Le président
a cependant ajouté que le succès se mesure à d’autres paramètres : le retentissement international de la manifestation, la joie voire même l’enthousiasme du public, la qualité des oeuvres, l’accueil réservé aux nouvelles créations.
Si cette année le nombre d’entrées a été inférieur pour un montant de
8000 francs à l’année 1986, la fréquentation a été plus assidue, mais il
n’y eut aucun véritable point fort, selon le trésorier Claude Rappoz. Il
semblerait que cette année le Festival a connu une vaste diffusion et un
vif intérêt au-delà des frontières fribourgeoises. François Page, chef
d’antenne à Espace 2 a relevé que les moments forts du Festival s’étaient
concentrés durant les week-end. Pas moins de 18 heures d’émissions consacrées au Festival ont été diffusées sur Espace 2 . Bon nombre de concerts
ont été retransmis en direct, dont quatre par la Suisse alémanique. Plus de
trente radios ont diffusé des émissions à l’étranger. Sur le plan de la politique musicale, François Page a fait remarquer qu’il ne s’agissait pas
d’être trop populaire ni trop élitiste, mais de trouver un équilibre.
Auditeurs actifs
En plus des concerts, des cours de formations ont été organisés : cours
atelier de chant grégorien dirigé par le Père Bruno Wildhaber. Si le nombre
des participants n’était pas très élevé, cela a permis un travail rigoureux, systématique, intense et scientifique, a souligné le Père Wildhaber.
En outre, la formule des concerts de rue donnés par des étudiants du Conservatoire a été une idée originale qui n’a peut-être pas reçu le succès
espéré. L’audiovisuel intitulé "Drame et détresse à travers la musique
sacrée" présenté en permanence à la Bibliothèque cantonale universitaire de
Fribourg a été fort apprécié. Selon certaines estimations quelques cinquante personnes par jour ont été attirées par ce montage.
Déjà les organisateurs se préparent aux prochaines festivités. Pour Nicolas Michel, président du comité d’organisation, il est essentiel de favoriser un esprit d’ouverture dans diverses directions: atteindre un large
public sans pour autant tomber dans la complaisance, favoriser de nouvelles
créations et un équilibre dans la programmation et enfin que la participation ne soit pas passive mais active, de sorte que tout un chacun puisse
participer à divers ateliers de travail. (apic/bcy)