Fribourg: Assemblée générale de la COTE, Eglise et Environnement (240592)
Fribourg, 24mai(APIC) Quelque 50 membres de la Communauté oecuménique de
travail "Eglise et Environnement" (COTE) se sont rencontrés samedi 23 mai à
la Maison de paroisse réformée de Fribourg pour leur 11e assemblée générale
consacrée à l"Europe et les transports". Le pasteur Otto Schäfer-Guignier,
biologiste et responsable du secrétariat de la COTE à Berne, a plaidé à
cette occasion pour une "réforme fiscale écologique" dans le but de freiner
le trafic routier et de construire une économie de marché respectueuse de
l’environnement.
A en croire diverses estimations, relève la COTE, le marché unique européen provoquera une croissance du trafic des poids lourds de l’ordre de 40
à 100 %. La Suisse, traditionnel pays de transit, est particulièrement concernée par cette perspective. Le responsable de la COTE s’est demandé si le
développement des transports en Europe ne va pas devenir un "rouleau compresseur pour l’environnement". Une manière de faire face à ce danger est
l’augmentation massive des prix de l’énergie ainsi que des conventions internationales comme le Fonds mondial pour le climat.
La pasteure et biologiste Norma Schenkel, également du secrétariat de la
COTE à Berne, a souligné que les mesures concernant le trafic de transit
prises par le gouvernement fédéral pour ces prochaines décennies sont insuffisantes. Ainsi, le projet des transversales alpines (NTA) - sans des
mesures obligeant le transfert de la route au rail comme le demandent les
écologistes - ne permet pas, selon elle, d’exclure a priori une catastrophe
écologique dans l’espace alpin. Et de relever qu’aujourd’hui, dans l’ensemble du territoire alpin, trois arbres sur quatre sont malades.
Une COTE mal cotée en Suisse romande ?
La COTE, qui déploie une activité régulière en Romandie, manque cruellement de membres de ce côté-ci de la Sarine. Contrairement à la Suisse alémanique, très peu de paroisses en sont membres (7 membres collectifs romands sur 250 en Suisse alémanique) et aucune Eglise cantonale n’y adhère.
Du côté des membres individuels, on ne compte qu’une septantaine de romands
sur près de 600. Aussi, la poursuite du travail de la COTE en Romandie estelle gravement compromise si l’organisation n’arrive pas à recruter de nouveaux membres. La COTE, relève le pasteur Schäfer-Guignier, alliant théologie, spiritualité, style de vie et éthique, propose une réponse chrétienne
au défi écologique. Les Eglises, en négligeant cet apport, se demande-t-il,
vont-elles laisser ce terrain à d’autres courants spirituels, de provenance
non chrétienne? Le problème est sérieux, si l’on considère la situation
financière précaire de la COTE, qui boucle ses comptes 91 avec un déficit
de 30’000 francs. (apic/eg/be)