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    Les curés siégeront dans les Conseils de paroisse avec voix consultative

    Fribourg: Assemblée ecclésiastique catholique provisoire (080594)

    Fribourg, 8mai(APIC) Le curé siégera au Conseil de paroisse, mais n’y aura qu’une voix consultative. Telle est la principale option prise samedi

    par l’assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg,

    lors d’un vote indicatif. Après l’approbation des comptes 1993 et du budget

    1995, les délégués ont débattu du deuxième rapport de la Commission des paroisses (I). Autre élément significatif, l’annonce par Mgr Pierre Mamie,

    évêque du diocèse, d’instituer par décret, cette année encore, un Conseil

    de pastorale dans chaque paroisse ou secteur.

    La matinée de samedi était placée sur la ligne de partage entre la gestion matérielle d’une paroisse et son animation pastorale. Présentant le

    deuxième rapport de la Commission I, Marie-Anne Heimo, sa présidente, s’est

    plu à le qualifier de quasi-définitif. La Commission a voulu suivre trois

    axes principaux, explique-t-elle: le service de la pastorale, l’ouverture à

    l’évolution des structures et le maintien de l’autonomie et de la responsabilité des paroisses. Le futur Statut ecclésiastique cantonal doit organiser les rapports entre les organes ecclésiastiques et les organes pastoraux.

    A ce propos, les délégués ont appris avec satisfaction la volonté de Mgr

    Mamie d’instituer dans chaque paroisse ou secteur qui n’en aurait pas encore un Conseil de pastorale. La préférence accordée au terme de Conseil de

    pastorale, au lieu de la dénomination actuelle de Conseil de communauté,

    s’explique par la volonté d’utiliser le terme précis prévu par le droit canon et en vigueur dans toute l’Eglise, a indiqué l’évêque.

    Plusieurs délégués se sont interrogés sur la nécessité ou non d’inscrire

    dans le Statut, qui joue le rôle d’une constitution, tous les détails d’organisation. "Ne vaudrait-il pas mieux préserver son caractère de loi fondamentale et déléguer l’organisation à des règlements", demande Michel Monney

    (Fribourg). Pour le moment aucun règlement n’existe et les risques de dérapage sont relativement grands, répond André Gachet-Oberson (Fribourg).

    La suite du débat a porté sur la place du curé au sein de l’Assemblée et

    du Conseil de paroisse. Le curé doit-il y avoir une voix délibérative

    (c’est-à-dire un droit de vote) ou voix uniquement consultative?

    Dans sa paroisse de domicile, le curé est aussi un citoyen qui paye ses

    impôts, insiste le Père Claude Morel (Font), on ne saurait donc le priver

    de sa voix délibérative au sein de l’assemblée de paroisse. Quelques délégués plaident pour une voix uniquement consultative, qui donnerait au prêtre une plus grande liberté de parole et engendrerait une totale égalité de

    traitement pour toutes les paroisses dont un prêtre a la charge comme curé.

    Lors d’un vote indicatif, une forte majorité de l’assemblée détermine que

    le curé "a voix délibérative dans la paroisse où il a son domicile, et voix

    consultative là où il n’est pas domicilié." Autre nouveauté importante: le

    curé pourra se faire représenter lors d’une assemblée de paroisse, par une

    personne qui partage sa charge ou qui assume un ministère paroissial.

    La présence du curé au sein du Conseil de paroisse est une notion plus

    délicate. Le curé, nommé par l’évêque, n’a pas le même statut que les

    conseillers de paroisse qui sont des élus du peuple. Etant donné la charge

    qu’il assume, le curé doit pouvoir garder en toutes circonstances sa

    liberté de parole et d’action, sans être limité par un devoir de

    collégialité. De plus, le prêtre doit être le curé de tous et non pas celui

    de la majorité ou de la minorité.

    Autant de raisons qui plaident pour une voix uniquement consultative. Le

    curé n’est pas un des membres du Conseil, il en est plutôt le partenaire.

    En outre, précise Mgr Mamie, une voix consultative compte souvent autant

    sinon plus qu’une voix délibérative. Lors du vote indicatif cette option

    est largement suivie avec la précision que le Conseil de paroisse a l’obligation de convoquer le curé à ses séances.

    Avec 174’000 francs en 1993, les dépenses de l’Assemblée ecclésiastique

    cantonale sont restées assez largement en-deça du budget estimé à 290’000

    francs. Les charges sont assez fluctuantes, car elles dépendent de la vitesse et de l’avancement des travaux, explique Charles de Reyff, au nom du

    Bureau. C’est pourquoi le budget pour 1995 a été maintenu au même niveau,

    soit 280’000 francs. Malgré les inquiétudes exprimées par quelques délégués

    craignant de voir les paroisses trop lourdement sollicitées dans quelques

    années, comptes et budget ont passé la barre à la quasi unaminité. (apicmp)

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