Fribourg: Assemblée des tâches supraparoissiales (160491)
Fribourg, 16avril(APIC) Plus de 150 délégués - dont quelques déléguées des paroisses francophones fribourgeoises ont pris part lundi 15 avril à la
dernière assemblée de la législature de la Commission des tâches supraparoissiales du canton. Un nouvel administrateur a été désigné en la personne
de Frédéric Brodard qui succède à Hubert Python. Quant aux comptes, approuvés à l’unanimité, il dégagent un bénéfice de 57’000 francs.
Les Conseils de paroisse ayant été renouvelés fin mars et début avril,
c’est une assemblée reconstituée qui aura à gérer les finances de la pastorale d’ensemble ces prochaines années, dans l’attente du nouveau statut de
l’Eglise catholique fribourgeoise, et avec un nouvel administrateur. L’assemblée de lundi avait en effet à donner un successeur à Hubert Python, qui
prend sa retraite. Frédéric Brodard aura maintenant la tâche de convaincre
les paroisses, autonomes en matière financière à Fribourg, de se partager
les frais de la pastorale cantonale et diocésaine.
Les comptes, approuvés à l’unanimité, sont là pour le prouver: dégageant
un bénéfice de 57’000 francs - pour un total des recettes de 1’791’000
francs -, ils indiquent, comme le signalait le président Gilles Chavaillaz,
un grand consensus entre toutes les paroisses sur la nécessité de cet effort de solidarité. 99,4% des paroisses ont payé leur dû, soit 3% de plus
que lors du précédent exercice. Situation aussi bonne pour la caisse de
rémunération des ministères (qui fonctionne comme caisse de péréquation):
elle révèle un bénéfice de 100’000 francs, sur un total des charges de
4’600’000 francs, en tenant compte que 30% des salaires sont versés à des
"agents pastoraux", donc à des laïcs engagés dans la pastorale.
Les fruits d’un travail de 10 ans
Gilles Chavaillaz d’abord, puis l’abbé Jacques Banderet, vicaire épiscopale, ont remercié Hubert Python, engagé en 1981 comme caissier des tâches
supraparoissiales. Un poste nouveau, pour une structure nouvelle que l’abbé
Schornoz, ancien vicaire épiscopal, tentait à l’époque de mettre sur pied:
réaliser une pastorale d’ensemble. Une tâche pas facile à mener sans moyens
fincanciers. Il a donc fallu convaincre les paroisses et leurs conseils de
verser leur part dans une caisse commune. Que de rencontres depuis, de réunions et de séances aux quatre coins du canton en dix ans... La forte affluence de cette dernière séance prouvait que ce patient travail n’a pas
été vain. Ce qui était à l’époque une grande inconnue est entré dans les
préoccupations de chacun.
L’abbé Banderet a encore remercié les conseillers de paroisse arrivés
au terme de leur mandat en rappelant un conseil qu’il aime prodiguer:
"Quand on quitte un service d’Eglise, c’est pour en prendre un autre, mais
pas sa retraite". Les conseillers de paroisse, qui ont su donner de leur
temps et prendre en charge les multiples besoins de la communauté, besoins
qui s’accroissent quand le nombre de prêtres diminue, savent ce que service
veut dire. (apic/ys/pr)