Fribourg: Assemblée de la Commission des tâches supraparoissiales (150683)
Fribourg, 15juin(APIC) Les quelque 140 représentants des paroisses et des
mouvements du canton de Fribourg ont approuvé lundi soir à l’unanimité les
comptes 1992 de la caisse des tâches supraparoissiales qui se soldent par
un excédent de recettes de 7’850 francs et ceux de la caisse des ministères
malgré un excédent de dépenses de 226’000 francs.
"Le nerf financier est tendu, nous vivons une période pas très rose".
C’est par ces mots que Jeannine Godel, présidente, a accueilli les participants à cette assemblée des comptes, réunie au Centre diocésain, avant de
les rassurer: "Le comité a travaillé à la stricte surveillance des biens".
Pour la première fois, les comptes de la caisse des tâches supraparoissiales gérant les organismes qui oeuvrent dans l’Eglise catholique au niveau cantonal ont dépassé les 2 millions de francs. Cette situation encourageante provient du fait que de plus en plus de paroisses versent leur
contribution (elles n’y sont pas contraintes juridiquement). Petit signe de
période difficiele, les retards de ces versements ont provoqué des découverts temporaires, entrainant une dépense imprévue de 34’000 frs en intérêts bancaires.
Quant à la caisse de rémunération des ministères qui gère essentiellement les salaires des prêtres, des auxiliaires laïcs et des aides de cure,
elle assume des charges approchant les 8 millions. Par un système de solidarité (les paroisses plus aisées versent davantage de contribution), cette
caisse permet d’assurer un salaire égalisé à tous les permanents travaillant au service de l’Eglise. Seules quelques paroisses de Fribourg, Bulle
et leurs environs n’y ont pas adhéré et versent elles-mêmes les salaires.
L’importance des médias
En deuxième partie de la soirée, André Kolly a présenté le Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT) dont il assume la direction. Retraçant
un bref historique du CCRT et des contacts de l’Eglise catholique avec les
médias, il a rappelé le regard méfiant que celle-ci a posé sur les moyens
modernes de communication jusque vers les années 60, avant de les considérer comme partenaires.
"Les Suisses ont un contact quotidien de 4h30, en moyenne avec les médias", lançe André Kolly. "Vous comprendrez alors que les 10 minutes de
sermon à la messe ne font pas toujours le poids dans ce concert des communications". (apic/bbv/ba)