Fribourg: Année Mozart à la cathédrale (281290)
Fribourg, 28décembre(APIC) Redécouvrir la fonction première des messes de
Mozart en les interprétant et en les écoutant dans leur cadre habituel, tel
est le dessein de l’Année Mozart, qui se déroulera en 1991 à la cathédrale
de Fribourg pour marquer le bicentenaire de la mort du compositeur autrichien. De la Missa brevis (6 janvier) à la Missa solemnis (25 décembre), ce
ne seront pas moins de 15 messes pour soli, choeur et orchestre qui seront
interprétées tout au long de l’année dans le cadre liturgique. Une initiative due au maître de chapelle de la cathédrale Pierre-Georges Roubaty, aidé de la paroisse Saint-Nicolas et des concerts de la cathédrale.
Ensembles vocaux, maîtrises et choeurs de tout le canton s’associeront
pour, en suivant les temps forts de l’année liturgique, intégrer les messes
de Mozart dans les célébrations de la paroisse; ils seront accompagnés par
l’Orchestre de Villars-sur-Glâne, présent à chaque messe. Deux oeuvres de
Mozart qui ne peuvent être intégrés dans une liturgie seront interprétées
dans le cadre des concerts de l’Avent de Villars-sur-Glâne: le Requiem (5
décembre) et la Messe en ut mineur (22 décembre).
L’Année Mozart a pour but premier d’aider les fidèles à prier et de rendre l’office plus solennel. Elle constituera aussi un lieu de réflexion sur
la musique sacrée pour les officiants, les chefs, les instrumentistes et
les chanteurs qui y prendront part, relèvent les organisateurs.
Une culture qui rassemble
Un tel projet, s’il replace l’oeuvre de Mozart dans son cadre premier,
restitue aussi la fonction de la musique vécue comme espace communautaire,
affirme Jean-Louis Matthey, bibliothécaire musical et timbalier titulaire
de l’Orchestre de Villars-sur-Glâne. Il convie chacun à s’interroger sur la
signification de la musique sacrée et sa portée pour lui-même. Une musique
"qui devient sacrée par l’écoute intérieure qu’on lui porte, la dimension
communautaire qu’elle contient et la puissance d’élévation liée à un style
de composition où nous pouvons nous reconnaître", relève Jean-Louis
Matthey.
Pour ce dernier, "ce n’est pas tellement la qualité musicale qui fera de
cette aventure une réussite mais bien la qualité d’émotion qui sera partagée dans ces offices, car la musique est un art de vivre - et de prier avant d’être une discipline de la culture populaire ou universitaire".
(apic/com/cor)