Fribourg: action missionnaire au comptoir (081092)
Fribourg, 8octobre(APIC) La roue de la fortune du stand No 34 du comptoir
de Fribourg a déjà tourné 11’500 fois depuis l’ouverture de la foire commerciale le 1er octobre. Le stand est celui du Centre missionnaire de Fribourg et les nombreux joueurs ont non seulement une chance de gagner le
gros lot - un voyage en Amérique - mais soutiennent directement le travail
des missionnaires fribourgeois dans le monde entier.
Jean-Marie Clément, agent d’assurance, a entrepris cette année de se
faire crieur public pour attirer le chaland vers sa roue de la fortune.
Comme toutes les autres personnes qui animent le stand, il travaille bénévolement.
A la paroi du stand, à côté des noms des sponsors qui offrent les prix,
la photo d’une religieuse africaine tenant un enfant dans les bras. Autour
du stand, les gens s’agglutinent comme des mouches. Il faut dire que les
prix sont assez alléchants, voyage en Amérique, mountain bikes, séjours de
vacances, montres, et que la mise de 2 francs reste raisonnable. Si la majorité des gens, dans la ’patrie’ des machines à sous, jouent pour tenter
leur chance, quelques-uns tout de même misent "pour la bonne cause", remarque Jean-Marie Clément.
Hildegarde Aeby, fondatrice du Centre missionnaire de Fribourg en 1960,
aujourd’hui octogénaire, ne se tient plus cette année dans le stand du
comptoir. Elle appréhende un peu la réaction des catholiques fribourgeois:
c’est la première fois que le Centre missionnaire organise une roue de la
fortune. Jusqu’à présent le centre, présent à tous les comptoirs depuis une
trentaine années, vendait seulement des produits du tiers-monde, souvent en
présence de missionnaires fribourgeois. "Les temps ont changé", admet Mme
Aeby. Le public en tout cas paraît satisfait.
Avec l’argent récoté pendant le comptoir, une centaine de missionnaires
fribourgeois et du diocèse, oeuvrant dans le monde entier, pourront être
soutenus. Les colis de vêtements envoyés chaque année et destinés aux enfants et aux jeunes sont particulièrment appréciés. Si les moyens le permettent, des projets plus importants seront soutenus comme la construction
d’une église ou d’un centre de catéchèse, précise Mme Aeby. (apic/gs/mp)