Fribourg : 5e édition du Festival de films du tiers-monde (150190)
Fribourg, 15janvier(APIC) Pour sa 5e édition, le Festival de films du
Tiers-Monde (appelé aussi Festival de Fribourg) présente ces prochains
jours dans toute la Suisse romande une sélection exceptionnelle de plus de
quarante films du tiers-monde, choisis parmi les meilleures productions
d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Le Festival proprement dit, qui se
déroule à Fribourg du 22 au 31 janvier au Cinéma Rex, sera couronné le dernier jour par la proclamation du palmarès et la remise du Prix de la Ville
de Fribourg, du Prix Trigon-Film et du Prix du public, doté par "La Liberté".
Une bonne partie de ces films seront visibles au CAC Voltaire à Genève
du 1 au 22 février, tandis qu’une sélection sera présentée dans le Jura (à
Delémont, Porrentruy, Le Noirmont et Les Breuleux) du 2 au 5 février; dans
le Jura bernois (à Tramelan) du 2 au 5 février; à Bâle, du 2 au 4 février;
à Lausanne, du 7 au 22 février; à Neuchâtel, du 12 au 21 février; en Valais
(Sion, Sierre, Martigny et Monthey), du 3 au 25 mars. Les dates ne sont pas
encore fixées pour La Chaux-de-Fonds, Vevey, Berne, Bienne, Zurich et Lucerne.
Le Festival de films du Tiers-Monde qui a lieu en principe tous les deux
ans à Fribourg poursuit le double but de favoriser la distribution des
films du tiers-monde en Suisse et de promouvoir le dialogue des cultures
par le cinéma. Un jury international décerne un "prix d’aide à la distribution", destiné à permettre la distribution en Suisse du film primé. Ce
"Prix de la Ville de Fribourg", doté de 10’000 francs, sera versé au distributeur qui achètera les droits du film récompensé. Le Prix Trigon-Film,
créé cette année et doté de 3’000 francs, est un prix d’encouragement au
réalisateur. Le budget de cette 5e édition du Festival est de quelque
350’000 francs, dont des garanties de déficit offertes notamment par la
Confédération (DDA), Pro Helvetia, la ville de Fribourg, ainsi que les
principales oeuvres d’entraide.
Le tiers-monde vu par lui-même
Mme Magda Bossy, ancienne secrétaire romande d’Helvetas et présidente de
l’association du Festival, a souligné lundi devant la presse l’objectif de
cette démarche qui a débuté il y a une dizaine d’années déjà avec le soutien des principales oeuvres d’entraide romandes, mais sur une échelle à
l’époque bien plus modeste. Il s’agit d’aborder le tiers-monde et le faire
connaître non pas par le biais de ses besoins et de l’aide qu’il faut lui
apporter, mais plutôt par le biais de la richesse de ses cultures. "Et quel
meilleur moyen pour le faire que l’image et la production cinématographique
de ces pays eux-mêmes, par le regard de leurs propres réalisateurs ?",
demande Magda Bossy.
Plusieurs premières suisses
Et de la richesse et de la qualité, il y en aura : ainsi, relève Yvan
Stern, l’une des chevilles-ouvrières du Festival, deux films primés à Locarno, "Pourquoi Bodhi Darma est-il parti vers l’Orient ?, du réalisateur
sud-coréen Yong-Kyun-Bae, et "Où est la maison de mon ami", du réalisateur
iranien Abbas Kiarostami, commenceront leur carrière suisse à Fribourg.
Mais le Festival de Fribourg réserve d’autres premières, comme "La citadelle", du réalisateur algérien Mohammed Chouikh, ou le dernier film de l’Indien Satyajit Ray, "Ganashatru". Il y a deux ans, le Festival avait fait
près de 5’000 entrées à Fribourg et quelque 20’000 dans toute la Suisse romande. Pour cette édition, les organisateurs en espèrent beaucoup plus.
(apic/be)