Pas moins de 549 conseillers de paroisse du canton de Fribourg prêteront serment le 29 avril 2023 à l’église de Siviriez pour une nouvelle législature de cinq ans. Si une très large majorité des élections est désormais tacite, la charge n’en reste pas moins importante pour l’Eglise locale.
Pour Patrick Mayor, président du Conseil exécutif de la Corporation ecclésiastique cantonale (CEC), ces élections tacites démontrent d’une part que les personnes en place font globalement du bon travail, a-t-il expliqué qu quotidien fribourgeois La Liberté. D’autre part, comme pour un Conseil communal, il faut avoir envie de s’engager et d’apprendre. Les conseillers de paroisse gèrent des dossiers complexes, entre les finances (dans le canton de Fribourg l’impôt ecclésiastique est perçu par les paroisses, pour environ 60 millions de francs par an NDLR), le patrimoine bâti, les relations avec les équipes pastorales, les registres de paroisse ou encore les sorties d’Eglise.
Avec la baisse de la pratique religieuse, la question de la rénovation des bâtiments se pose parfois avec acuité, relève Patrick Mayor, par exemple l’utilité de rénover et de chauffer une église utilisée une fois par mois.
Dans ce sens la CEC favorise les fusions de paroisses. Elles s’imposent naturellement quand les paroisses ont déjà des activités en commun. “Nous sommes passés de 115 à 107 paroisses pendant cette législature. Nous avons décidé de prolonger le fonds de soutien aux fusions.” En attendant, les paroisses peuvent, à l’instar des communes, constituer des associations, comme celle qui verra le jour cette année en ville de Fribourg. Pour Patrick Mayor, le morcellement actuel ne pourra pas perdurer longtemps.
La récente fusion de la CEC et de la caisse de rémunération des ministères paroissiaux (CMP) a provoqué des incompréhensions dans certaines paroisses qui ont vu augmenter la facture venant de Fribourg, admet Patrick Mayor. Mais la première mission des paroisses consiste à apporter des ressources à la pastorale. (cath.ch/lib/mp)