bombe de paix - dans le climat tendu de la fin du 19e siècle. D’un ton plus
modéré que la "Grande Charte", "Centisimus annus" arrive comme un rameau;
dans une période différemment troublée, la nouvelle encyclique de Jean Paul
II présente une profonde réflexion sur les événements passés et récents
afin d’en dégager des lignes pour l’avenir. Elle apparaît aussi comme une
synthèse des grands principes et des grands thèmes de la doctrine sociale
de l’Eglise, une doctrine dont l’Eglise sait qu’elle "sera rednue crédible
par le témoignage des oeuvres plus encore que par sa cohérence et sa logique interne".
Mais "Centesimus annus" est surtout traversée par un grand cri, un cri
pour l’homme "revêtu d’une dignité incomparable " et qui apparaît en toute
sa plénitude dans le mystère du Verbe incarné. Oui, "l’homme est la route
de l’Eglise", l’homme "concret", "historique", "chaque homme", une route
que l’Eglise continuera fidèlement à faire sienne sachant qu’elle ne marche
pas toute seule avec le Christ, son Seigneur. "Tel est le principe, et le
principe unique qui inspire la doctrine sociale de l’Eglise".