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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Fribourg, 12avril(APIC) L’initiative des oeuvres suisses d’entraide "Le

    désendettement: une question de survie" dérange. Critiques à peine voilées

    ou ouvertement émises se succèdent ces dernières semaines de la part des de

    certains milieux financiers. En particulier depuis que le cap des 100’000

    sigantures recueillies en Suisse en sa faveur a été annoncé voici une dizaine de jours. Rappelons que l’initiative demande au Conseil fédéral et au

    Parlement de constituer un fonds d’au moins 700 millions de francs, pour le

    700e anniversaire de la Confédération.

    Après "Le Bureau international d’information Foi et Economie" à Fribourg, qui estimait le 28 mars que les propositions contenues dans l’initiative "passent à côté des véritables problèmes", le directeur général de

    l’UBS, Karl Janjöri exprime ses doutes. La récente proposition des oeuvres

    d’assistance suisses "est dénuée de réalisme", affirme-t-il dans une interview insérée dans la page "L’UBS informe" publée le 11 avril. Il estime

    notamment qu’"il est faut de prétendre que les crédits accordés par les

    banques sont la cause principale des problèmes que connaissent actuellement

    les pays en développement. Ceux-ci sont bien plutôt la conséquence d’une

    politique économique désastreuse".

    "Plus de 100’000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition contenant une proposition "dénuée de réalisme", pour reprende les termes du directeur général de l’UBS", relève Charles Ridoré, secrétaire romand de

    l’Action de Carême. Ce qui veut dire en clair que plus de 100’000 personnes

    sont dénués de réalisme. Y compris le président de la Confédération, M. Arnold Koller, qui dans un appel à la solidarité donnait le 20 mars dernier

    son appui en faveur de notre campagne. Y compris aussi M. Camdessus, du

    Fonds Monétaire International qui qualifiait l’initiative d’intéressante

    lors de son récent passage en Suisse".

    Si on prend les années 70, explique Charles Ridoré, et même s’il y avait

    quelques pays endettés, la dette ne constituait pas vraiment un problème.

    Les événements sur le scène internationale se sont ensuite succédé: problème du prix du pétrole, de liquiditée, d’incitation à investir dans le tiers

    monde... qui amenèrent un certain nombre de pays à s’endetter outre mesure.

    Et le secrétaire romand de l’Action de Carême de rappeler les études de vialbilité économique réalisées par des experts du Nord pour démontrer que

    les investissements dans les pays du Sud étaient intéressants. "Les pays

    ont été amenés à s’endetter".

    C’est facile aujourd’hui de rendre ces pays là responsables, s’insurge

    Charles Ridoré: "Même s’ils ont une part de responsabilité, il y a des éléments comme la chute des prix des matières premières... Ce ne sont pas les

    pays du Sud qui contrôlent ça. le problème de la montée des taux d’intérêts

    qui sont montés jusqu’à 20%, c’est pas les pays du tiers monde qui en sont

    responsables. Pas plus qu’ils ne le sont du protectionnisme des pays du

    Nord pour empêcher des marchandises des pays du Sud de pénétrer sur le marché".

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