désendettement: une question de survie" dérange. Critiques à peine voilées
ou ouvertement émises se succèdent ces dernières semaines de la part des de
certains milieux financiers. En particulier depuis que le cap des 100’000
sigantures recueillies en Suisse en sa faveur a été annoncé voici une dizaine de jours. Rappelons que l’initiative demande au Conseil fédéral et au
Parlement de constituer un fonds d’au moins 700 millions de francs, pour le
700e anniversaire de la Confédération.
Après "Le Bureau international d’information Foi et Economie" à Fribourg, qui estimait le 28 mars que les propositions contenues dans l’initiative "passent à côté des véritables problèmes", le directeur général de
l’UBS, Karl Janjöri exprime ses doutes. La récente proposition des oeuvres
d’assistance suisses "est dénuée de réalisme", affirme-t-il dans une interview insérée dans la page "L’UBS informe" publée le 11 avril. Il estime
notamment qu’"il est faut de prétendre que les crédits accordés par les
banques sont la cause principale des problèmes que connaissent actuellement
les pays en développement. Ceux-ci sont bien plutôt la conséquence d’une
politique économique désastreuse".
"Plus de 100’000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition contenant une proposition "dénuée de réalisme", pour reprende les termes du directeur général de l’UBS", relève Charles Ridoré, secrétaire romand de
l’Action de Carême. Ce qui veut dire en clair que plus de 100’000 personnes
sont dénués de réalisme. Y compris le président de la Confédération, M. Arnold Koller, qui dans un appel à la solidarité donnait le 20 mars dernier
son appui en faveur de notre campagne. Y compris aussi M. Camdessus, du
Fonds Monétaire International qui qualifiait l’initiative d’intéressante
lors de son récent passage en Suisse".
Si on prend les années 70, explique Charles Ridoré, et même s’il y avait
quelques pays endettés, la dette ne constituait pas vraiment un problème.
Les événements sur le scène internationale se sont ensuite succédé: problème du prix du pétrole, de liquiditée, d’incitation à investir dans le tiers
monde... qui amenèrent un certain nombre de pays à s’endetter outre mesure.
Et le secrétaire romand de l’Action de Carême de rappeler les études de vialbilité économique réalisées par des experts du Nord pour démontrer que
les investissements dans les pays du Sud étaient intéressants. "Les pays
ont été amenés à s’endetter".
C’est facile aujourd’hui de rendre ces pays là responsables, s’insurge
Charles Ridoré: "Même s’ils ont une part de responsabilité, il y a des éléments comme la chute des prix des matières premières... Ce ne sont pas les
pays du Sud qui contrôlent ça. le problème de la montée des taux d’intérêts
qui sont montés jusqu’à 20%, c’est pas les pays du tiers monde qui en sont
responsables. Pas plus qu’ils ne le sont du protectionnisme des pays du
Nord pour empêcher des marchandises des pays du Sud de pénétrer sur le marché".
alors par