"La Marche de l’Evangile: dix ans d’initiatives pour Paris"
Paris, 12 avril 1990 (APIC) Mgr Jean-Marie Lustiger, cardinal-archevêque de Paris, a annoncé mercredi 11 avril, lors de la messe chrismale, deux projets concernant l’avenir de son diocèse. Le premier, qui intéresse l’ensemble de la région de l’Ile-de-France - une région qui depuis une vingtaine d’années connaît d’importantes mutations - est la création de la "Fraternité missionnaire des prêtres pour la ville", composée de prêtres choisis parmi un groupe de volontaires qui se mettront au service d’évêques de la région pour des tâches précises. Le second projet, intitulé "La Marche de l’ Evangile: dix ans d’initiatives pour Paris", est, en fait, la proclamation d’un synode pour le diocèse de Paris.
"Il n’y a pas qu’une seule formule de synode possible!". Le mot est lâché. On en parlait depuis longtemps. En 1981, Mgr Lustiger évoquait devant les prêtres de Paris les perspectives de " la nouvelle évangélisation" et en 1983, le bulletin diocésain hebdomadaire " Paris Notre-Dame" annonçait "un synode diocésain à l’horizon 1990". Paris n’étant pas un diocèse comme les autres et aucun règlement ne précisant la durée et les modalités d’ un synode, celui du diocèse de Paris va durer dix ans.
"Le propre de ce projet, explique Mgr Lustiger, est qu’il n’y aura pas de machine lourde. Il s’agit de respecter et d’activer ce qui se fait. Il y aura un secrétariat aussi léger que possible". Que sera donc ce synode ? Il consistera essentiellement en un appel à des initiatives qui répondront à des conditions précises: projets concrets menés jusqu’à leur réalisation, tournés vers un service, et qui s’inscriront "dans une thématique générale du diocèse": "dans la ligne de Vatican II, porter témoignage de l’Eglise comme sacrement du salut et comme mission". Il ne s’agit donc pas, précise encore le cardinal, "de planifier, mais au contraire d’encourager les initiatives qui permettent de s’adapter aux changements.
Il faut bien situer ce synode dans son contexte, que Mgr Lustiger définit en trois points: l’attitude décisive des croyants pour l’avenir de la société, comme l’ont montré les événements qui viennent d’ouvrir les pays de l’Est, où le rôle des croyants a été déterminant; la mutation de la société française, et notamment de la région parisienne; la nécessité, enfin, de "sanctionner sur le long terme" pour les questions qui ont trait au sens
de la vie des hommes.
Voici donc les catholiques de Paris - paroisses, mouvements, communautés nouvelles, personnes n’appartenant à aucun groupe... - invités à "marcher ensemble" ( c’est précisément le sens du mot "synode") au nom de l’Evangile.(apic/mjh/ba)