France: un enjeu capital pour l’Eglise (120589)
Paris, 12mai(APIC) Quelque 500 personnes ont répondu jeudi 11 mai à Paris
à l’invitation lancée par Joseph Doré, directeur du Département de théologie et de sciences religieuses de l’Institut catholique de Paris, à venir
célébrer le 20e anniversaire de la "formation C". Un nom mystérieux, pour
un pari et une aventure: permettre à des laïcs adultes, hommes et femmes,
engagés dans une vie professionnelle, d’acquérir une formation théologique
de niveau universitaire.
Née dans le contexte de l’après Concile et des événements de mai 68, la
"formation C" propose un itinéraire de sept années, conduisant à la licence
de théologie. L’enseignement est dispensé en cours du soir et en week-end.
Quelques chiffres permettent de se faire une idée du succès de cette formation: en vingt ans, la "formation C" a accueilli 1380 étudiants, dont 325
ont terminé les sept ans de cette scolarité, et 156 ont obtenu la licence.
Parmi les anciens, certains participent aujourd’hui à la formation théologique des laïcs, d’autres assurent un service d’Eglise, d’autres encore,
s’ils n’ont rien changé à leurs activités professionnelles ou à leurs engagements, reconnaissent avoir acquis "une liberté dans la foi"...
Récemment, dans le quotidien "La Croix", Bruno Chenu constatait que l’on
reconnaissait aux laïcs le droit d’agir mais, demandait-il, "peuvent-ils
aussi penser?" Certes, l’entrée des laïcs en théologie n’a pas encore provoqué ce que Christiane Hourticq, directrice de la "formation C" appelle un
"déplacement de la théologie", mais à en juger par tous les cycles de formation théologique qui fleurissent ici et là, nul doute que l’on assiste
actuellement à la naissance d’une théologie vivante: un enjeu capital pour
l’Eglise. (apic/mjh/pr)