Aide au tiers monde: le coeur à gauche et le porte-monnaie à droite
France, 20 février(APIC) Les gens de gauche et les jeunes sont ceux qui se
disent le plus en faveur de l’aide au développement. Mais ce sont les gens
d’un certain âge et qui votent à droite qui payent. Tel est l’un des paradoxes qui ressort du "baromètre de la solidarité" publié pour la troisième
année consécutive par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). Ce sondage que vient de réaliser l’Institut Lavialle à
Paris, met en lumière des questions nouvelles: le rapport entre le développement et la protection de l’environnement; le "droit d’ingérence" humanitaire et l’immigration.
Pour les Français, le développement du tiers monde se place en sixième
position comme cause à soutenir. Selon ce sondage, près de la moitié des
Français estiment que les organisations humanitaires fournissent l’aide la
plus utile et c’est aux organisations confessionnelles qu’ils renouvellent
leur confiance. 66 % des personnes interrogées jugent indispensable "le
droit d’ingérence", considéré comme un devoir d’assistance dans un pays menacé par la famine ou par la guerre. La préservation de l’environnement
mondial rencontre un écho important chez les jeunes.
Ce baromètre se veut "un outil de travail, un miroir qui permet de voir
comment les Français voient la solidarité. Il est aussi un instrument de
dialogue avec les pouvoirs publics", a expliqué Bernard Holzer, secrétaire
général du CCFD. Il présentait mercredi à Paris les résultats de ce sondage
en compagnie de l’historien René Rémond et Marie-Thérèse Antoine-Paille,
directrice-adjointe du Centre d’Etudes Socio-Economiques de Management (CESEM). (apic/ecl/mp)