Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    France: trente évêques commémorent le "Serment du Jeu de Paume" (200689)

    Une "messe pour la France" à Notre-Dame pour le bicentenaire

    Paris, 20juin(APIC) 200 ans jour pour jour après le fameux "Serment du

    Jeu de Paume", l’Eglise de France se souvient de ce serment fondateur de

    l’Assemblée nationale. Les évêques français ont ainsi choisi cette date

    pour commémorer le "bicentenaire des débuts de la Révolution française".

    Dans une cathédrale Notre-Dame de Paris envahie par la foule, une trentaine

    d’évêques présents à Paris à l’occasion du Conseil permanent de l’épiscopat, ont concélébré mardi soir une "messe pour la France" avec les cardinaux Albert Decourtray, archevêque de Lyon et président de la Conférence

    des évêques de France, et Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris.

    Pour bon nombre de contemporains, le "Serment du Jeu de Paume" est un

    célèbre tableau du peintre Français Louis David. L’événement, immortalisé

    par cette peinture, a eu lieu le 20 juin 1789: les députés de l’Assemblée

    nationale ayant trouvé close, sur ordre du roi, la salle où ils devaient se

    réunir, se replièrent sur une salle voisine, la salle du Jeu de Paume. Là,

    les représentants du Tiers Etat, ainsi que sept représentants du Clergé,

    firent le serment "de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où

    les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume

    soit établie et affermie".

    "La célébration de ce soir n’est pas une provocation", devait déclarer

    dans son homélie le cardinal Decourtray qui rappela que, "dans la mouvance

    du Serment du Jeu de Paume prêté il y a deux siècles, jour pour jour, on

    sait que l’Ordre du Clergé, jusqu’ici privilégié, rejoignit à Saint-Louis

    de Versailles, en esprit d’union, de justice et de paix, les rangs du Tiers

    Etat pour ne former qu’une assemblée unique de la nation".

    Mgr Decourtray a centré sa méditation sur les récits évangéliques qui

    montrent que "le Christ aimait passionnément sa nation", mais aussi que "le

    royaume de Dieu n’est pas de ce monde": "Pourtant, c’est bien dans ce monde

    qu’il arrive et grandit". Il y a là, a poursuivi l’archevêque de Lyon, un

    paradoxe que l’Eglise catholique s’est efforcée de vivre au cours des

    siècles, témoignant, parfois jusqu’au martyr, de "l’union des droits de

    Dieu et des droits de l’homme".

    Les raisons d’une telle commémoration

    Le 28 octobre dernier, à Lourdes, les évêques de France invitaient les

    catholiques à discerner ce qu’il y a de positif dans l’héritage de la Révolution. Ce 20 juin, ils les ont appelés à offrir l’eucharistie "pour la

    justice et pour la paix", sur le tombeau des martyrs de la Révolution française. Au début de la célébration, l’historien catholique René Rémond,

    s’adressant aux fidèles, a expliqué les raisons qu’il y avait pour l’Eglise

    de France de commémorer "avec quelque solennité" le bicentenaire des débuts

    de la Révolution.

    "Acteurs, témoins, victimes, les catholiques y ont pris une part décisive, a-t-il lancé. Tous les acteurs de la Révolution ont été des baptisés.

    Il y a plus : l’Eglise comme institution, le clergé comme corps social ont

    joué un rôle souvent capital dans le déroulement de la Révolution à ses

    débuts : la transformation des Etats généraux d’une société d’ancien régime

    en une assemblée nationale de type moderne, le vote des grands textes fondateurs, les initiatives qui jettent les bases de la société moderne, le

    consentement à l’unité nationale."

    Après avoir évoqué la "dérive révolutionnaire et la rupture entre

    l’Eglise et la France nouvelle", René Rémond a relevé que deux cents ans

    après, il est devenu possible de porter un jugement historique enfin libéré

    des appréciations polémiques ou des interprétations dictées par des systèmes idéologiques. (apic/mjh/be/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus