France: rencontre nationale de l’Action catholique ouvrière (020590)
Mulhouse, 2mai(APIC) Les militants de l’Action catholique ouvrière (ACO)
ont tenu leur rencontre nationale à Mulhouse, en Alsace, les 28, 29 et 30
avril. Au centre de leurs échanges: la personne de Jésus-Christ et la fidélité à la classe ouvrière. Une fidélité qui se traduit aujourd’hui par une
attention particulière aux plus pauvres que sont les chômeurs, les travailleurs en situation de précarité, les sans-abri, les alcooliques, les personnes atteintes du sida...
Le dilemme "être chrétien ou militant ouvrier" est un faux dilemme! Comme l’a affirmé Mgr Guy Deroubaix, président de la commission épiscopale du
monde ouvrier, en s’adressant lundi matin aux militants: "Vous voulez être
enracinés dans la classe ouvrière et fondés sur Jésus-Christ, militants
ouvriers et témoins du Ressuscité, solidaires du monde ouvrier et en communion avec l’Eglise". Et c’est bien cette double fidélité qui s’est exprimée tout au long de ces trois jours.
Pas de concurrence ni de "connivence" (pour reprendre un mot utilisé par
Mgr Albert Decourtray, archevêque de Lyon et président de la Conférence des
évêques de France, dans une interview au "Figaro" en février dernier),
mais un "enracinement dans le réel" car "c’est là que Dieu vous attend dans
ce monde qu’il a créé et qu’il aime", comme l’a encore déclaré Mgr Deroubaix.
La salle, du reste, a été animée de "mouvements divers" lorsqu’elle a
appris que le cardinal Decourtray, dont la présence était annoncée, ne
viendrait pas.
On a aussi évoqué les événements de l’Est - des représentants des pays
de l’Est ont participé à la rencontre - en s’inquiétant de voir le capitalisme, avec son cortège d’exclusions, de marginalisation et d’individualisme, apparaître comme l’alternative au socialisme. C’est donc à la fois
la joie de voir des peuples marcher vers la démocratie, et une certaine inquiétude devant l’avenir, qui se sont manifestées. (apic/mjh/pr)