France: Pour un monde sans torture (271289)
Paris, 27décembre(APIC) Pour le premier trimestre 1990, l’ACAT (Action
des chrétiens pour l’abolition de la torture) veut mobiliser les jeunes de
15 à 19 ans autour du thème: "Trop jeune pour se taire". Des animations et
des rencontres sont prévues dans les lycées, mouvements de jeunes, foyers
de jeunes travailleurs, aumôneries... Le 31 mars, partout en France, les
groupes locaux de l’ACAT et les jeunes ainsi contactés organiseront une série de manifestation, spectacles, expositions, concerts...
Fondée en 1974, l’ACAT est une association oecuménique réunissant catholiques, protestants et orthodoxes dans la lutte contre la torture. Certes,
on connaissait déjà "Amnesty International", association laïque, "mais il
était important, explique André Jacques, président de l’ACAT en France, que
les Eglises chrétiennes témoignent de la présence de Dieu auprès des oubliés que sont les torturés".
Il s’agit donc, pour les membres de l’ACAT, d’agir auprès des gouvernements dès que l’on sait que quelqu’un est torturé ou risque de l’être. Mais
il s’agit aussi de s’attaquer aux causes de la tortures et de lutter contre
sa banalisation.
André Jacques souligne trois problèmes qui sont aujourd’hui des causes
fondamentales de la torture: "Le problème de la terre, car dans la plupart
des pays, la majorité de la population n’a pas accès à la terre. Cette situation dégradée des droits économiques et sociaux entraîne révoltes, mouvements de résistance, répression... Le second problème, ce sont les polpulations civiles - et souvent des enfants - qui sont otages de la situation
de répression. Enfin, il y a un peu partout le harcèlement des responsables
des organisations locales des droits de l’homme".
Face à ces problèmes, que fait actuellement l’ACAT? Il y a cette campagne auprès des jeunes, mais aussi "nous envoyons des missions sur place,
intervenons auprès des ambassades, parrainons des prisonniers et leurs familles, nous manifestons notre solidarité avec ceux qui, sur place, luttent
pour le respect des droits..."
Comme Amnesty, comme d’autres associations avec lesquelles elle travaille, l’ACAT est devenue aujourd’hui une force de pression, à dimension internationale (elle existe dans une dizaine de pays) dont le but est de
"construire un monde sans torture". (apic/mjh/pr)