France: Mgr Decourtray défend l’enseignement (050288)
Lyon, 5février(APIC) Le Secrétariat général de la Conférence des évêques
de France nous communique le point de vue du cardinal Albert Decourtray,
président de la Conférence des évêques de France, sur l’enseignement de
l’Eglise au sujet de la procréation artificielle.
"Le débat sur les enjeux éthiques des procréations artificielles est
public depuis 10 ans. Il est présent dans tous les médias y compris les
livres et revues spécialisés. Il a donné lieu à de nombreux congrès et suscite des publications ou chacun a pu s’exprimer à loisir."
"L’Eglise catholique a cru devoir engager son autorité magistérielle
pour indiquer à ses fidèles et à tous les hommes de bonne volonté les pratiques contraires au respect de la vie humaine naissante et à la dignité de
la procréation. Plusieurs de ses enseignements ont été sinon acceptés du
moins reçus avec considération, en particulier sur la dignité personnelle
de l’être humain dès sa conception, le refus d’un diagnostic prénatal à des
fins abortives, les fécondations artificielles hétérologues."
"L’enseignement donné sur la fécondation artificielle entre époux est
discuté publiquement par certains théologiens catholiques français. Même si
cet enseignement de "Donum Vitae" ne se veut pas infaillible, les fidèles
sont tenus d’observer une Instruction donnée par l’autorité légitime de
l’Eglise pour un exposé de la doctrine (cf. C.I.C.754). Celle-ci prescrit
des normes pratiques qui s’imposent, à titre exemplaire, à ceux qui se
réclament de la communion ecclésiale."
"L’autorité doctrinale et morale de cette Instruction ne se tire pas de
l’argumentation rationnelle proposée ni du dénombrement des réactions
qu’elle entraîne. Elle tient à la responsabilité magistérielle du pape qui
laisse et fait enseigner cette doctrine."
"Les catholiques doivent faire confiance à l’enseignement donné par
leurs pasteurs. L’Eglise ne les égare pas." (apic/segecef/bd)