France : les Eglises chrétiennes dénoncent le racisme (240190)
Paris, 24janvier(APIC) Les Eglises chrétiennes en France ont fermement
dénoncé mercredi la montée de l’intolérance et la "perversion" du racisme.
"Nous croyons de notre responsabilité d’attirer l’attention des Eglises sur
le danger de cette perversion", ont déclaré à Paris les responsables du
Conseil d’Eglises chrétiennes en France.
Mgr Jérémie, président du Comité interépiscopal orthodoxe et actuel président du Conseil d’Eglises chrétiennes, le pasteur Jacques Stewart, président de la Fédération protestante de France et Mgr Jean Vilnet, évêque de
Lille et président de la Commission épiscopale pour l’Unité des chrétiens,
ont rendu publique une déclaration par laquelle ils veulent attirer l’attention des chrétiens et de l’opinion publique sur "des paroles et des comportements discriminatoires à l’égard de diverses communautés de notre
pays".
De fait, on assiste en France, notamment à l’occasion de divers scrutins
électoraux locaux, à une montée de l’intolérance et du racisme. Cette attitude se banalise aujourd’hui de façon inquiétante, et les responsables des
Eglises chrétiennes en France ont jugé qu’il était de leur devoir de
rappeller que "quel qu’il soit, tout être humain a un si grand prix que
Dieu a donné son Fils pour le sauver".
Appui juif et musulman
Des responsables de l’islam et du judaïsme en France avaient tenu à apporter leur soutien à leurs "frères chrétiens", et se tenaient donc à leurs
côtés pour la présentation de cette déclaration. "Nous sommes multiples de
par la volonté de Dieu", a affirmé M. Hadj Eddine, porte-parole du recteur
de la mosquée de Paris et président de la section française du Conseil mondial des religions pour la Paix. "Nous sommes heureux de nous associer à
l’esprit de cette déclaration des Eglises chrétiennes", affirmait, pour sa
part, M. Jean Kahn, président du Conseil représentatif des institutions
juives de France (CRIF). Quant au rabbin Goldmann, représentant le grand
rabbin de France, il a tenu à affirmer la "totale symbiose" de sa communauté "avec l’esprit de ce texte".
Un texte que les uns et les autres se sont engagés à diffuser largement
auprès des croyants de leurs confessions et auprès des élus et de l’opinion
publique, car c’est ainsi que les religions, comme l’a rappelé M. Hadj Eddine, "pourront être facteurs non seulement de paix mondiale, mais aussi de
paix sociale à l’échelle d’un pays, d’une ville ou d’un quartier".
(apic/mjh/cor)