France: le statut de l’enseignement catholique (150592)
Paris, 15mai(APIC) Le statut de l’enseignement catholique a été à l’ordre
du jour de l’assemblée extraordinaire de la Conférence des évêques de France qui s’est tenue à Paris les 13 et 14 mai. L’assemblée a étudié un document de 35 pages qui définit les tâches, les responsabilités et les devoirs
des divers partenaires. Deux nouveautés sont introduites: le Conseil de tutelle diocésaine et le Comité académique. Le premier doit aider et accompagner les chefs d’établissements scolaires. Le second est chargé de débattre
les problèmes communs avec les autorités scolaires de l’Etat.
On parle aujourd’hui volontiers de la "communauté éducative" d’un établissement. Elle comprend le chef d’établissement, les élèves, les enseignants, les éducateurs, le personnel administratif et de service. Il faut
donc trouver et inventer des structures qui permettent à ces divers partenaires d’apporter leur part à ces "écoles de liberté" que doivent être les
établissements scolaires. Le but de ce statut est d’essayer de trouver un
schéma qui corresponde aux exigences de l’Enseignement catholique.
Le document de 35 pages qui sera publié ultérieurement précise en plusieurs chapitres les tâches et les responsabilités des différents partenaires: le service de la tutelle, la structure diocésaine, le comité académique, les instances nationales, la formation, les arbitrages.
Une des nouveautés par rapoport au réglement de 1970 est la création du
Conseil de tutelle diocésaine. Il est formé de l’évêque, de trois membres
désignés par lui et de trois représentants du comité diocésain de l’Enseignement catholique. Il a comme tâche le soutien aux chefs d’établissement.
L’autre nouvel organe, le Comité académique est constitué de représentants de divers établissements diocésains présents dans l’académie, c’està-dire la circonscription scolaire de l’Etat. C’est lui qui sera chargé de
négocier les questions communes, comme par exemple les horaires avec les
autorités scolaires de l’Etat.
Le caractère propre de l’Enseignement catholique a aussi été en discussion. On ne peut pas imposer des valeurs, reconnaît Mgr Michel Coloni, président de la Commission épiscopale du monde scolaire et universitaire. Chacun doit pouvoir suivre son propre chemin spirituel: Il faut tenir compte
de la diversité des familles et des enseignants de l’Enseignement catholique. Ce caractère propre n’est pas lié au nombre d’heures consacrées à la
reflexion religieuse. Même si cela peut paraître utopique, la réflexion religieuse doit marquer toute la vie, a conclu Mgr Coloni. Concernant les
rapports avec l’Education Nationale, le Père Max Cloupet, secrétaire général de l’enseignement catholique, a évoqué sa rencontre avec le nouveau Ministre de l’Education. S’il n’y a pas eu d’ultimatum en ce qui concerne la
dette de l’Etat envers l’Enseignement catholique, le Père Cloupet entend
que "l’Etat reconnaisse qu’il est dans l’illégalité dans le domaine de la
formation initiale des maîtres, de la revalorisation des retraites et du
statut des documentalistes". (apic/ecl/mp)