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    La pratique religieuse aussi

    France : Le nombre de catholiques baisse en France

    Paris, 24 décembre 2007 (Apic) Plus que l’héritage d’un catholicisme historique, c’est là où existent des communautés vivantes que la pratique religieuse se maintient en France: tel est l’enseignement de l’enquête sur l’implantation du christianisme que l’Ifop a réalisée entre 2004 et 2007 auprès de 111’000 Français, publié par le quotidien français « La Croix ».

    Cette étude souligne la baisse du nombre de catholiques en France: 64,6 % en 2007, contre 68,7 % en 2001. Plus inquiétante encore est la baisse du nombre de pratiquants réguliers : 8,6 %, contre 9,9 % qui allaient à la messe au moins une fois par mois en 2001.

    Cette enquête sur un très large échantillon de la population permet surtout de constater des évolutions différentes selon les régions. On retrouve ainsi les régions de forte tradition catholique, qui continuent à bien résister : le Grand Est (Lorraine, Alsace, Franche-Comté et jusqu’en Saône-et-Loire), le sud du Massif central, les Pyrénées-Atlantiques. Et aussi, dans une moindre mesure, le Nord-Pas-de-Calais et la Haute-Savoie.

    Le bloc le plus solide du catholicisme est aujourd’hui l’Est plutôt que l’Ouest », relève Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion publique de l’Ifop.

    A l’inverse, des régions considérées autrefois comme traditionnellement peu catholiques sont aujourd’hui au-dessus de la moyenne. C’est le cas de la Corrèze ou du très radical-socialiste Tarn-et-Garonne. « Des zones où la déchristianisation précoce s’est arrêtée plus tôt », explique Jérôme Fourquet. Ce sont aussi des zones rurales et où la population a vieilli.

    Les cartes de l’Ifop montre à quel point la déchristianisation touche d’abord les zones urbaines: Nantes et Rennes (qui expliquent la mutation dans l’Ouest), Strasbourg, mais aussi le Rhône, l’Isère, la Gironde, Marseille et le Grand Bassin parisien sont au-dessous de la moyenne du nombre de catholiques.

    Toujours selon cette enquête, détaillée par « La Croix », l’Île-de-France se distingue par un taux de pratique religieuse supérieur à la moyenne, l’Ouest parisien très pratiquant suffisant à combler les chiffres beaucoup plus bas de l’Est. (apic/cx/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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