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    Mais les demandes pourraient apparaître après le 14 septembre

    France: Le motu proprio ne provoque pour l’heure pas de raz de marée

    Paris, 14 septembre 2007 (Apic) La décision du pape libéralisant l’usage du Missel tridentin entre en vigueur vendredi 14 septembre.

    En France, où cette libéralisation a fait couler beaucoup d’encre, les demandes des fidèles qui y sont attachés semblent peu nombreuses pour le moment, indique le quotidien "La Croix" dans un dossier consacré au motu proprio Summorum pontificum publié le 7 juillet par Benoît XVI en vue de libéraliser l’usage du Missel de saint Pie V.

    D’après l’enquête réalisée par "La Croix", les demandes de célébrations selon cette "forme extraordinaire" du rite romain sont, pour l’instant, peu nombreuses Au total, à ce jour, assure le quotidien catholique, on ne connaît que 10 lieux de culte nouveaux qui accueilleront des liturgies selon l’ancien missel en France, principalement dans des diocèses où aucune n’était célébrée auparavant. Ce chiffre repose sur une enquête téléphonique que "La Croix" a réalisée cette semaine auprès de tous les diocèses. Pour "La Croix", ces premiers chiffres semblent surtout montrer que les 124 lieux de culte où était déjà appliqué le motu proprio Ecclesia Dei adflicta, signé en 1988 par Jean Paul II, étaient suffisants. Même si certains évêques, comme à Annecy (Haute-Savoie), prévoient de transférer les fidèles vers des églises plus grandes.

    "Les demandes vont apparaître après le 14 septembre", prévoit néanmoins l’abbé Paul Aulagnier, cité par le quotidien, ancien supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie-X, intégriste, et qui a participé l’an dernier à la création de l’Institut du Bon-Pasteur. Mais cet ancien proche de Mgr Lefebvre est dubitatif sur l’application du motu proprio: "Je ne suis pas sûr que la procédure choisie par le Saint-Père soit la bonne, déclare-t-il. Les curés oseront-ils accepter la demande de fidèles attachés au Missel de Jean XXIII ? Et quelle sera l’attitude des évêques vis-à-vis de ces curés?"

    "Les évêques finiront par demander notre aide", assure l’abbé Aulagnier, à l’Institut du Bon-Pasteur dont cinq membres seront ordonnés prêtres le 22 septembre à Bordeaux par le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei. Ce dernier présidera le 14 septembre à Lorette, en Italie, la messe en rite tridentin dans la basilique du sanctuaire en fin d’après-midi, afin de marquer l’entrée en vigueur du motu proprio de Benoît XVI.

    Aucune demande dans le diocèse suisse de Lausanne, Genève et Fribourg

    Dans le diocèse suisse de Lausanne, Genève et Fribourg, selon Nicolas Betticher, chancelier diocésain cité par "La Liberté", aucune demande n’a pour l’instant été faite. "Aucun prêtre, hormis ceux déjà engagés dans cette pastorale, n’a annoncé vouloir célébrer la messe selon le rite tridentin. Aucun non plus n’a demandé à recevoir une formation spécifique". (apic/cx/lib/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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