Une manière de prier dans la simplicité
Paris, 9avril(APIC) Jeanne et Monique , deux mères de famille, ont eu la
même intuition, au cours d’un pèlerinage en Terre sainte: inventer une formule de prière pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer: handicapés, malades, prêtres âgés, mères de famille débordées...Pour tous ceux et celles
qui aiment prier en silence. Et qui ne font pas nécessairement la démarche
d’aller dans une chapelle ou dans une église. "Le Monastère invisible"
était fondé.
Elles ont commencé à dix, puis trente; aujourd’hui 8OO personnes sont
abonnées à un modeste bulletin bimensuel, qui ne veut pas programmer la
prière mais aider les gens à prier. Deux à trois pages dont la majeure partie est soigneusement... écrite à la main ! On y trouve des extraits de
lettres de priants et tout un canevas de prières: un psaume, une prière
d’offrande,une intercession, une prière à Marie et pour finir "une minute
de silence gratuite pour Dieu." Le Monastère invisible reçoit une quarantaine de lettres par semaine. Jeanne confie le sens de son initiative: "Au
lieu de prier pour des choses très vagues, nous partons des événements tout
simples de notre vie quotidienne, puis nous offrons à Dieu les événements
du monde". Notre objectif est double: "faire reculer le mal et donner une
nourriture spirituelle à tous ceux qui le désirent. Notre monastère n’a pas
de murs. Nous croyons à la force de la prière. Au fil des mois, cela forme
une communauté. Nos abonnés se sentent utiles à l’Eglise. Ces feuilles que
nous envoyons, ce n’est pas grand-chose, et pourtant cela tisse des liens
très forts".
Le Monastère invisible se répand un peu comme une traînée de poudre. Le
bouche à oreille marche bien. Les abonnés sont très variés: Beaucoup de
personnes âgées, mais aussi des étudiants, de jeunes couples. Monique cite
l’extrait d’une lettre reçue: "Le fait d’être engagée, obligée de prier par
fidélité à Dieu et à une communauté m’est une aide précieuse pour servir le
Christ,l’Eglise et mes frères".(apic/pnd/ba)