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    La France toujours plus rattrapée par son passé

    France: La justice indemnisera un homme né d’un viol en Algérie

    Paris, 22 novembre 2001 (APIC) La Cour régionale des pensions de Paris a accepté d’accorder une allocation d’invalidité à un homme né du viol de sa mère par des soldats français pendant la guerre d’Algérie. Cet arrêt est une première historique. C’est en effet la première fois qu’une telle demande devait être tranchée en France. Une France toujours plus rattrapée par son passé. Algérien dans le cas présent.

    Mohamed Garne, 40 ans, a expliqué qu’il dédiait cet arrêt "au peuple algérien et au peuple français" et a estimé que l’affaire "rouvre le dossier le la guerre d’Algérie". Il se voit reconnaître un taux d’invalidité de 30%, étant reconnu officiellement comme victime du conflit.

    Un vif débat est apparu depuis plusieurs mois sur la torture et les atrocités reprochées aux troupes françaises durant la guerre d’indépendance algérienne, entre 1954 et 1962.

    En 1959, la mère de Mohamed Garne, Kheïra Garne, alors âgée de 14 ans, avait été enlevée, séquestrée dans un camp et violée par des soldats français en opération à Theniet el Had, au sud-ouest d’Alger. Lorsqu’ils se sont aperçus qu’elle était enceinte, les soldats auraient vainement cherché à provoquer une fausse couche par des actes de torture.

    Mohamed Garne, qui souffre de troubles physiques et psychiques, estimait que la France devait l’indemniser comme victime de guerre mais il avait été précédemment débouté par le secrétariat d’Etat aux Anciens combattants, en février 1999, et, en première instance, par le tribunal des pensions, en mars 2000.

    Tous deux avaient estimé qu’il n’était qu’une victime "indirecte" des sévices infligés à sa mère.

    Saisie en appel, la Cour régional a nommé en 2000 un expert psychiatrique, qui a établi que les troubles physiques et psychiques ont pu être causés par les mauvais traitements infligés à sa mère durant la grossesse et par le choc causé par l’histoire de sa naissance, révélée tardivement. (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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