un code international de bonne conduite
Paris, 10janvier(APIC) L’endettement du Tiers-monde est un problème à
l’ordre du jour depuis déjà plusieurs années. la réunion qui s’est tenue à
Paris sur ce sujet le 13 novembre dernier présente quelques originalités
qui ouvrent peut-être une perspective. Elles était organisée par une
fédération d’ONG françaises - le CRID -, par la Fédération protestante de
France et par l’Eglise catholique via sa commission "Justice et Paix".(Voir
notre service du 16 novembre 1987).
La réelle interdépendance des nations implique une responsabilité partagée. la solution des problèmes complexes posés par l’endettement du
Tiers-Monde, mais aussi des misères effroyables qu’il impose au plus démunis, ne saurait donc reposer que sur des mesures financières ou monétaires
sans tenir compte de leurs conséquences économiques, politiques et sociales. Dès lors, l’éthique, c’est à dire le respect des hommes, de leurs libertés, de leurs droits, de leur avenir ne peut se dégager qu’à travers un
processus de concertation, lui-même régi par un ensemble de règles acceptées par tous les partenaires.
Le colloque, le premier d’une démarche à poursuivre avait proposé, entre
autres, quelques principes de base à un code international de bonne conduite: le flux net de capitaux envers les pays en voie de développement (PVD)
doit être en faveur des PVD; la résolution de la dette doit être insérée
dans les programmes de développement; les dettes qui ne correspondent à aucune réalisation dans le PVD sont illégitimes; le service de la dette doit
être limité à une fraction de recettes d’exportation du PVD; la charge de
l’endettement doit être atténuée pour les pays les plus vulnérables.
En attendant la suite des discussions en 1988, la Commission Sociale
Economique et Internationale (CSEI) de la Fédération protestante de France
a publié les textes complets de deux intervenants au colloque de novembre
disponibles au prix de 12 francs français auprès de la CSEI, 47, rue de
Clichy, 75009 Paris. (apic/csei/bd)