France : l’épiscopat très discret (181188)
Paris, 18novembre(APIC) Mgr Jacques Gaillot, évêque d’Evreux, avait soulevé le problème des prêtres mariés et celui de la diminution du nombre des
vocations sacerdotales, en remettant en question le célibat pour les
prêtres, lors de la dernière Assemblée des évêques de France à Lourdes. Ces
déclarations à huis-clos avaient été publiées par la presse à sa demande,
car les évêques n’avaient pas réagi. Après la publication des déclarations
de Mgr Gaillot, les évêques n’ont pas été beaucoup plus loquaces.
Mgr Albert Decourtray, archevêque de Lyon et président de la Conférence
des évêques de France, interrogé par la cinquième chaîne de télévision,
s’est refusé à tout commentaires. Quant à Mgr Joseph Duval, archevêque de
Rouen et vice-président de la Conférence épiscopale, il a rendu public un
communiqué de presse rappelant que les propos de Mgr Gaillot ont été
publiés dans la presse "sous la seule responsabilité de leur auteur", et
que le célibat des prêtres garde toute "sa signification prophétique".
La question du célibat des prêtres n’en est pas moins posée
publiquement. S’y ajoute un autre problème, encore soulevé par Mgr Gaillot
en réponse à une question posée par une journaliste du quotidien "La Croix"
(16.11.1988) : "L’Eglise demande le célibat pour ceux qui deviendront
prêtres, sans être suffisament en mesure de donner les moyens adéquats qui
permettraient à ce célibat d’être vécu selon tous ses attendus".
(apic/mjh/bd)