réalisation d’un film sur "la vie sexuelle de Jésus"
Campagne contre un film qui n’existe pas
Paris, 20avril(APIC) Depuis plusieurs mois déjà, une pétition circule en
France à propos d’un projet de film danois sur "la vie sexuelle de Jésus".
Après moult interpellations de la part de prêtres,de religieux et religieuses et de laïcs, le Service information-communication de la Conférence des
évêques de France, se basant sur une lettre adressée par le cardinal Joseph
Bernardin, archevêque de Chicago à Mgr Pio Laghi, pro-nonce apostolique à
Washington, rappelle dans un communiqué publié mercredi que cette rumeur
est sans fondement.
Il y a deux ans, une telle rumeur s’était également répandue en Suisse.
Dans son numéro du 25 septembre 1986, "Evangile et Mission", l’hebdomadaire
pastoral officiel des diocèses suisses romands, mettait déjà en garde
contre cet appel, dont les signataires étaient invités à verser quelque
argent à des adresses en Suisse, en Allemagne, en Autriche ou en Belgique.
Rumeur, quand tu nous tiens !
Des rumeurs dans ce sens remontent à plusieurs années et personne ne
semble savoir quand et ou elles ont commencé. Elles font toujours mention
de la revue "Modern People News" de Chicago, dans l’Etat de l’Illinois.
Cette revue, disparue depuis, s’était fait l’écho d’un projet de ce type
d’un réalisateur danois. Ce projet datait de 1970 et a été rapidement
abandonné. La rumeur confondit le réalisateur et le magazine et parla d’une
production américaine.
Depuis 18 ans, des mises en garde fréquentes demandent aux gens de protester auprès de William J. Scott, Procureur général de l’Illinois. M.
Scott a quitté le bureau du Procureur en 1979. Néanmoins, les rumeurs persistent. Elles se sont répandues au-delà des frontières américaines et elles refont surface périodiquement pour alarmer les fidèles et les personnes
qui tiennent au respect de la religion.
Dans une lettre au pro-nonce aux Etats-Unis, qui répondait lui-même à
une demande du Secrétariat d’Etat du Vatican, le cardinal Bernardin espère
que cette information apaisera les inquiétudes romaines et "épargnera au
bureau du Procureur général un nouvel afflux de requêtes bien intentionnées
mais qui ne servent à rien". (apic/be)