Paris, 15 février 2009 (Apic) Les évêques des quatre départements français d’outre mer se disent inquiets des mouvements sociaux qui se sont développés depuis quelques mois à la Réunion, puis en Guyane, et maintenant en Guadeloupe et en Martinique. "Nous croyons que les turbulences actuelles invitent à mieux appliquer le principe de subsidiarité déjà acté au niveau européen : gérer au plus près du terrain tout ce qui peut l’être sans recourir systématiquement aux instances supérieures", relèvent-ils dans une déclaration émise après une visite à Paris. Selon eux, il s’agit de confier des responsabilités plus grandes à nos élus, afin d’adapter à la situation sociale, culturelle et économique de nos peuples des règlements qui, pris à des milliers de kilomètres, ne peuvent pas être appliqués tels quels. "Tout ce qui peut faire croire à un relent de colonialisme ou de néocolonialisme doit être définitivement aboli". (apic/com/pr)