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    Une loi inappliquée dans les faits

    France: Deux mille soignants demandent la dépénalisation de l’euthanasie

    Paris, 9 mars 2007 (Apic) Alors que doit s’ouvrir, le 12 mars à Périgueux dans le sud ouest de la France, le procès en assises d’une infirmière et d’une médecin, poursuivies pour avoir donné volontairement la mort à une patiente en phase terminale d’un cancer, 2’000 soignants signent un manifeste appelant à la dépénalisation, sous conditions, des pratiques d’euthanasie.

    Dans leur manifeste, médecins et infirmiers reconnaissent avoir aidé des patients dont les souffrances devenaient intolérables à mourir dans la dignité, relate la presse française du 8 mars. Ils estiment insuffisantes les dispositions de la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie, qui permet l’arrêt des traitements et le "laisser mourir" du patient tout en proscrivant tout geste actif dans l’aide à la mort. Cette législation leur paraît injuste car elle est en décalage avec la réalité médicale.

    Considérant la législation injuste car en décalage avec la réalité médicale, ils demandent une révision de la loi qui s’inspire de la Suisse, de la Belgique et des Pays-Bas, qui autorisent l’aide active à mourir, selon le quotidien "Le Monde" du 8 mars.

    L’opinion de plus en plus sensibilisée à la fin de la vie, du fait du vieillissement de la population, amène les signataires du manifeste à s’adresser aux politiques pour leur demander de se prononcer. Les différents candidats à la présidence du pays se retrouvent dans deux camps bien tranchés: à gauche, on se déclare favorable à la dépénalisation de l’euthanasie, dont l’objectif est d’apaiser les souffrances les plus intolérables. D’autres politiciens sont plutôt favorables à une solution intermédiaire, qui consiste à ne pas prolonger inutilement la vie. A droite, si l’on reconnaît la nécessité de légiférer de manière plus précise, nombreux sont ceux qui refusent d’entrer en matière sur le droit à porter atteinte à la vie. Tous cependant reconnaissent que l’actuelle loi est peu appliquée et qu’il est temps de regarder les pratiques quotidiennes pour en tirer les conclusions. (apic/lm/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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