Paris, 10septembre(APIC) Le mardi 8 septembre, Mgr Lustiger, archeveque
de Paris, a dénoncé devant la presse les menaces qui pèsent sur l’enseignement religieux en France, en raison de la suppression du congé du mercredi
au profit du samedi. Deux éveques français, Mgr Plateau, archeveque de
Bourges, et Mgr Rol, éveque d’Angouleme, confrontés à de telles décisions
des autorités rectorales ont décidé de réagir en déposant des recours devant les tribunaux administratifs. Au cours de sa presse, le cardinal Lustiger a déclaré qu’il prendrait la meme initiative, si le cas se présentait
à Paris.
Les mesures autorisant le déplacement des cours du mercredi matin au samedi matin dans les écoles primaires publiques d’Angouleme et de Bourges
contreviennent en effet à une loi de 1882, reconnaissant que les écoles
primaires publiques doivent faire relache un jour par semaine, en dehors du
dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner à leurs enfants,
s’ils le désirent, une instruction religieuse en dehors des édifices scolaires. Les récentes décisions rectorales passent également outre à une
circulaire ministérielle du 27 juin dernier recommandant "d’éviter de
donner suite à des demandes d’aménagement qui ne rencontreraient pas
l’accord des autorités religieuses."
La réaction des éveques traduit la volonté de ne pas transiger en matière du respect de la législation entre l’Eglise et l’Etat. Elle soulève
en outre, un débat de fond celui de la laicité. Une vraie de laicité doit
prendre en compte la dimension religieuse de tout etre humain et lui garantir une formation en conséquence. Constatant une baisse de la catéchisation
là ou l’instruction religieuse a été supprimée le mercredi, les éveques redoutent qu’une évolution dans ce sens ne revienne à réserver l’enseignement
religieux à une élite d’enfants, issus des familles les plus pratiquantes
et les plus militantes.
Une solution concertée entre pouvoirs publiques et autorités religieuses
imposent donc une restructuration des rythmes scolaires hebdomadaires. le
cardinal Lustiger a proposé pour sa part, de ne plus faire travailler les
enfants les mercredis et samedis mais de prolonger de deux semaines le calendrier scolaire. la France est en effet, l’un des pays, ou la durée de la
journée de travail mais aussi le nombre de vacances scolaires sont le plus
élevés. (apic/vb/cr)