France: Déclaration finale de 4’000 étudiants chrétiens (180490)
Strasbourg, 18avril(APIC) Le grand rassemblement des étudiants chrétiens
"Eurocampus", qui a réuni 4’000 personnes à Strasbourg les 11, 12, et 13
avril s’est achevé jeudi dernier par un certain nombre de propositions et
d’exigences: Les participants disent spécialement non à une Europe repliée
sur elle-même. Ils désirent aussi se mettre "au service d’une Europe de
paix et de justice".
Ce rassemblement, auquel ont participé quelques 500 étudiants venus
d’autres pays et d’autres continents, était le premier d’une telle ampleur.
Les étudiants refusent un enseignement élitaire, veulent le respect des
grandes traditions religieuses présentes sur le territoire européen, et
tout en étant attentifs aux changements des pays d’Europe centrale, exigent
que le Sud ne fasse pas les frais de cette attention.
Les quatre mille participants à "Eurocampus", dans cette rencontre organisée par la Mission étudiante, qui fédère en France les aumôneries des
Universités et des grandes Ecoles, refusent que "l’enseignement supérieur,
l’individualisme et la course à la réussite personnelle engendrent des
laissés-pour-compte de l’enseignement" et demandent donc au gouvernement
d’acorder une aide personnalisée aux étudiants par l’obtention de bourses
au plus grand nombre. Ils s’engagent à "créer des actions de solidarité entre étudiants: entraide scolaire, parrainage, accueil des premières années..."
Sur la question de la confrontation entre foi chrétienne et études, ils
affirment: "Nous témoignons de notre foi sur nos lieux d’étude, conscients
que nous n’avons rien à imposer, mais que nous avons à proposer l’espérance
qui nous fait vivre." Voulant participer à la construction de l’Europe, ils
précisent: "Pour nous, être acteurs de cette Europe, c’est lui donner sa
dimension humaine et spirituelle. C’est donc "veiller à la qualité de la
vie et de l’environnement" ainsi qu’oeuvrer à la connaissance et au respect
des grandes traditions religieuses juive, chrétienne et musulmane présentes
sur son territoire ".
La décision finale de étudiants réunis à Strasbourg insiste aussi sur
leur volonté de construire l’Europe, mais une Europe ouverte au monde:
"Vivre l’Europe, c’est bien sûr être plus que jamais attentifs aux changements et aux nouvelles orientations des pays d’Europe centrale, qui ont à
inventer leurs propres voies démocratiques. Mais le Sud ne doit pas faire
les frais de cette attention! L’aide en faveur du Sud, de l’Afrique notamment, doit être renforcée et les accords de Lomé étendus."(apic/ba)