France : déclaration commune (150289)
Identité dans leur foi d’évêques catholiques et fidélité à l’Eglise
Paris, 15février(APIC) Le cardinal Albert Decourtray, président de la
Conférence des Evêques de France et archevêque de Lyon, et Mgr Jacques
Gaillot, évêque d’Evreux qui s’était vu interdit de parole sur le Minitel
des Eglises en janvier, se sont rencontrés mercredi 15 février à Paris. Ils
ont rendu publique à cette occasion une déclaration commune portant sur
l’identité de leur foi d’évêques catholiques dans la fidélité à la mission
que l’Eglise leur a confiée.
La déclaration tient en huit points. Leur fidélité porte sur la confession de la foi de l’Eglise catholique romaine (Déclaration solennelle de
Paul VI, le 30 juin 1968). Elle comprend l’accord et la docilité à l’égard
du magistère du pape, au sujet de ce qu’il enseigne dans ses encycliques et
ses exhortations apostoliques, ainsi que l’adhésion à la doctrine de
l’Eglise concernant la justice sociale et la paix dans le monde, la vie familiale et la moralité sexuelle.
Leur fidélité implique également la reconnaissance de l’importance spirituelle de la pratique latine de n’appeler au ministère sacerdotal que des
hommes ayant choisi le célibat pour le royaume (Vatican II, Paul VI (Sacerdotalis coelibatus) et Jean-Paul II (Lettre aux prêtres du Jeudi Saint
1979). Elle exige aussi la sollicitude pastorale pour les marginaux et les
exclus, d’ou un appel à tous les fidèles, laïcs et prêtres, à partager cet
amour préférentiel des pauvres rappelé par Jean-Paul II comme un des gages
de la nouvelle évangélisation.
Mgr Decourtray et Mgr Gaillot rappellent dans leur déclaration la reconnaissance de la diversité des dons, des charismes et des gestes que l’Esprit Saint suscite pour l’édification du Corps du Christ. Ils mettent également l’accent sur l’attention critique à avoir sur l’ambiguïté de certaines déclarations. Car, les évêques, étant avant tout au service du Peuple
de Dieu, doivent unir leurs forces pour apporter, à chacun des fidèles, accueil et lumière et, à tous, concorde et paix.
Les deux évêques soulignent également la nécessité d’une concertation
pour éviter que la diversité des options pastorales n’entraîne des dissonnances ou des oppositions préjudiciables à la charité. Ils relèvent enfin
la reconnaissance de la responsabilité personnelle de chaque pasteur en son
diocèse, la solidarité de chaque évêque, chacun selon sa mission propre,
avec tout le Collège épiscopal, en vue du bien commun de l’Eglise : "les
responsabilités spécifiques de la Conférence épiscopale et de ses instances
autorisées ne doivent pas être mises en cause". (apic/segecef/bd)