France: Conférence des Supérieurs majeurs de France (121089)
Paris, 12octobre(APIC) La Conférence des Supérieurs majeurs de France a
tenu à Paris son assemblée annuelle du 10 au 12 octobre. 130 participants y
représentaient quelque 90 Instituts religieux masculins de vie apostolique,
missionnaire et contemplative. Le thème de la rencontre de cette année
était: "France: Conférence des Supérieurs majeurs de France (121089)".
Les participants ont unanimement apprécié les exposés de trois intervenants: Noël Copin, rédacteur en chef du quotidien "La Croix", a traité le
sujet: "l’homme dans la société: crise des valeurs et des rapports sociaux?"; René Valette, président du Comité catholique contre la faim et pour
le développement (CCFD) et professeur à l’Institut catholique de Lyon, qui
a abordé la question de la "mutation économique: quelles causes et quelles
conséquences?"; enfin, Mgr Gérard Defois, recteur de l’Institut catholique
de Lyon, s’est exprimé sur "Les crises spirituelles d’aujourd’hui: analyse
et libres suggestions".
Au terme de leur assemblée, les Supérieurs majeurs ont tiré trois conclusions. La première concerne la nécessité de reconnaître la modernité et
d’accepter la réalité du changement, sans se contenter de répéter les réponses d’hier, mais en recherchant un langage neuf: car "il n’existe pas de
réponse toute faite à des questions qui n’ont jamais été posées". La deuxième conclusion porte sur l’identité des religieux: "Affirmer l’identité
du religieux et des religieux ne signifie pas afficher un type de vie démoder, mais être soi-même comme religieux, et être tel religieux, dans telle
congrégation au charisme particulier..." La troisième conclusion se traduit
sous forme de question: "Comment être religieux et vivre en religieux dans
le monde moderne, face à l’incroyance?"
La réponse à cette question peut être exprimée par trois verbes actifs:
agir, parler, paraître. Agir en solidarité avec tous les pauvres. Cette
présence exige des compétences pour s’attaquer aux causes des pauvretés et
une attention aux moyens d’assainir la vie sociale et conviviale. Parler:
affirmer sa foi et transmettre des repaires "non comme des maîtres, mais
comme Pierre, sur sa barque, qui n’était pas pour autant dispensé de ramer". Paraître, enfin: le temps est venu d’avoir peur de la langue de bois,
du silence et de l’absence aux médias.
Le voeu exprimé à l’issue de l’assemblée par les Supérieurs majeurs
était de devenir "des hommes de tendresse, de miséricorde, de communion et
d’espérance". (apic/mjh/pr)