France: Communiqué conjoint du Comité mixte (230791)
La nécessité d’une aide désintéressée en faveur des Eglises de l’Est
Paris, 23juillet(APIC) Le Comité mixte catholique-orthodoxe en France.
que président Mgr André Quélen, évêque catholique de Moulins, et le Métropolite Jérémie, président du Comité interépiscopal orthodoxe en France, a
décidé d’inscrire en priorité la question uniate sur son programme
d’activités. Dans leur communiqué commun, catholiques et orthodoxes lancent
un appel afin d’aider les Eglises d’Europe de l’Est affaiblies par un long
écrasement totalitaire, mais dans le respect mutuel et en évitant tout
"prosélytisme intempestif".
"En Europe orientale, aujourd’hui, la renaissance des Eglises dites
’uniates’ (de rite byzantin mais unies à Rome) répare une grave injustice,
mais s’accompagne aussi de conflits et de violences, notamment pour la répartition des lieux de culte", souligne le communiqué commun. Ainsi, les
minorités sont souvent brimées, qu’il s’agisse des uniates en Roumanie ou
des orthodoxes en Ukraine occidentale et en Slovaquie.
"L’opinion française se souvient de la liquidation violente des Eglises
orientales unies à Rome au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur
l’ordre de Staline, avec la complicité forcée des Eglises orthodoxes locales, elles-mêmes déjà, ou bientôt, persécutées. Elle ignore souvent que la
formation des communautés uniates, entre 1596 et 1702, s’est faite dans des
conditions, parfois sous des pressions, que les orthodoxes contestent, de
sorte qu’ils voient dans cette formation un déni de leur propre ecclésialité". Et le Comité mixte de lancer un appel à prier et à travailler pour une
meilleure compréhension réciproque "qui pourrait aboutir à un pardon mutuel, à des solutions inspirées par l’esprit de l’Evangile, et, peu à peu,
à un rapprochement des communautés".
Non au "prosélytisme intempestif"
"Il faut éviter aussi tout prosélytisme intempestif au détriment d’Eglises affaiblies par un long écrasement totalitaire. Ces Eglises, qui se
redressent, ont besoin d’une aide discrète et désintéressée. Le chemin vers
l’unité implique la reconnaissance et le respect de l’autre", conclut le
Comité mixte, qui a inscrit ces questions de façon prioritaire au programme
de ses travaux pour les années qui viennent. (apic/bss/sjb)