Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    France: colloque oecuménique féminin à Orsay (130391)

    "Religion: oppression ou libéralisation pour les femmes?"

    Paris, 13mars(APIC) A l’invitation du groupe oecuménique féminin "Orsay",

    une centaine de femmes se sont réunies les 8, 9 et 10 mars à la Clarté-Dieu

    à Orsay. Pour son huitième colloque, le groupe avait choisi un thème qui

    peut sembler dépassé: "Religion: oppression ou libération pour les femmes?"

    Mais l’approche qui en a été faite, la présence de femmes musulmanes et

    juives dans l’assemblée comme parmi les intervenantes, la moyenne d’âge des

    participantes, nettement en dessous de ce qu’elle est habituellement dans

    ce genre de rencontre, enlevaient tout aspect "ringard" aux débats et redonnaient une actualité nouvelle à la question.

    Lors de la table ronde qui a lancé les débats, les intervenantes ont

    montré que pour chacune des trois religions du Livre, libération rime avec

    aliénation. Il y a, en effet, une ambiguïté fondamentale à la base de chacune des religions concernées : comment concilier l’idée d’une libération

    fondamentale avec des normes qui sont, quant à elles, totalement androcentriques et par là même totalement aliénantes ?

    La théologie au féminin

    Depuis quelques années, le féminisme semble s’être introduit dans le domaine de la théologie. Une représentante italienne a en effet évoqué la réhabilitation, par le courant féministe le plus récent, de la dimension relationnelle de l’être humain, avec l’apparition d’une théologie dite de

    l’Eros. Une étudiante en théologie musulmane, Bahia Ait-Kadour (Tunisie), a

    donné une réponse affirmative à la question: "les textes fondateurs de

    l’islam peuvent-ils être interprétés par les femmes?". Marie-Jo Glardon,

    s’exprimant en tant que pasteur de l’Eglise réformée de Suisse, a fait un

    exposé remarqué sur la question: "La foi chrétienne, une religion libératrice ou oppressive pour les femmes ?". Le point de vue juif a été donné

    par Pauline Bebe, la première - et jusqu’ici la seule - femme rabbin de

    France et d’Europe. Pauline Bebe appartient au courant du judaïsme libéral.

    Non reconnu par le Consistoire juif de France, il n’en compte pas moins une

    cinquantaine de synagogues en France. Au terme de son exposé qui fut un des

    temps forts de la rencontre, le dialogue s’établissait entre elle et la

    femme musulmane.

    L’éthique au féminin

    Les participantes ont enfin abordé la question de l’éthique. Une jeune

    théologienne allemande, Ina Praetorius, a ouvert le débat avec la question:

    "Existe-t-il une éthique au féminin ? Sinon, faut-il en promouvoir une ?"

    Au cours d’une ultime table ronde, les représentantes des trois religions

    se sont exprimées sur les questions suivantes: "Où sont les femmes dans le

    domaine de l’éthique ? dans sa transmisssion ? dans son élaboration ? Quel

    est le cheminement commun possible ?".

    Le Groupe d’Orsay réunit une centaine de femmes chrétiennes, en majorité

    protestantes, qui lisent la bible ensemble et y trouvent une parole spécifiquement adressée aux femmes (théologie féministe). (apic/cip/ecl)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus