Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    France: colloque "Les Eglises et les médias" (190493)

    Quelle communication pour l’Eglise?

    Aix-en-Provence, 19avril(APIC) La communication dans l’Eglise, le rôle de

    cette dernière dans les médias d’aujourd’hui. Tout un débat et un programme

    que des spécialistes en la matière n’ont pas hésité à aborder lors d’un

    colloque tenu du 15 au 16 avril à Aix-en-Provence, en France, à l’instigation de l’Institut de Droit et d’Histoire Canonique (IDHC) d’Aix-en-Provence.

    Comment les médias véhiculent-ils l’information sur l’Eglise? Comment

    l’Eglise utilise-t-elle les médias pour sa mission? Deux questions largement abordées par une trentaine d’intervenants, universitaires et journalistes des médias "confessionnels" et de la "grande presse", hommes d’Eglise ou les deux à la fois, comme le Père Pasquale Borgomeo, directeur général de Radio Vatican. Un colloque, articulé autour du thème "Les Eglises et

    les médias", ouvert par Mgr John Patrick Foley, président du Conseil pontifical pour les communications sociales, chargé de présenter la "communication institutionnelle dans l’Eglise".

    Depuis ses origines, l’Eglise a toujours eu pour mission de parler, de

    témoigner, de porter le message du salut aux extrémités de la terre. Elle a

    accompli cette mission en dépit de l’opacité des mots et des limites des

    images. Comment, en effet, traduire en images les réalités spirituelles?

    Pendant les premiers siècles, c’est l’évêque qui, "à travers ses homélies",

    a assuré la formation spirituelle des croyants, a expliqué le professeur

    Jean Chélini, directeur de l’IDHC. Mais aujourd’hui, l’évangélisation passe

    par le canal des moyens de communication sociale modernes. Le Père jésuite

    Borgomeo a présenté Radio Vatican comme "l’instrument du ministère de Pierre au service de la construction du Royaume de Dieu qu’est l’Eglise".

    Pour le Frère Bernard Marliangeas, directeur du "Jour du Seigneur" sur

    "France II", l’émission permet à l’Eglise d’annoncer l’Evangile, sans être

    pour autant "la tribune de l’épiscopat". Un discours qui vaut également

    pour la presse écrite: Jean-Marie Brunot, directeur délégué du groupe "Bayard Presse", a défini le rôle de son groupe comme "un accompagnement des

    diverses tranches d’âges, jeunes, seniors, grand public... Accompagnement

    des catéchistes, accompagnement de la prière et de la liturgie, avec la revue "Signes", accompagnement par la documentation avec "la Documentation

    catholique" qui publie les textes officiels.

    Exigences et difficultés

    Entre l’Eglise et les médias, qu’ils soient confessionnels ou "de grande

    diffusion", les relations ne sont pas toujours faciles. Le Père Jean-Michel

    di Falco, porte-parole de l’épiscopat français, a fait état des difficultés

    qu’il rencontre dans son rôle de médiateur entre l’Eglise et les médias. En

    évoquant une double méfiance: celle des évêques qui redoutent la distorsion

    de leurs déclarations; celle de l’institution par rapport à tout ce qui

    émane des médias.

    Noël Copin, directeur de "La Croix", a pour sa part énuméré quelques-uns

    des défis auxquels se trouvent confrontés les journalistes de son quotidien: défi de l’existence matérielle; de l’information - "pas de prédication" -; de la signification. Défi enfin des valeurs "dans une société en

    panne de sens, de transcendance et d’espérance". "La Croix", a-t-il déclaré, "se doit de se faire l’écho de la vie des chrétiens, de faire en sorte

    qu’ils participent aux grands débats de notre société".

    L’information religieuse dans les "grands médias"

    Robert Serrou, conseiller de la direction de "Paris-Match", s’est quant

    à lui situé sur le plan d’un "hebdomadaire de grande diffusion populaire".

    Les difficultés de l’information religieuse sont d’un autre ordre que celle

    de la presse confessionnelle car "l’information religieuse n’intéresse plus

    les médias". Un signe révélateur "du hiatus entre la morale professée par

    l’Eglise et ce que vivent les gens". Selon Jacques Bonnadier, informateur

    religieux à Marseille, l’information religieuse doit obéir à trois règles

    d’or: donner aux gens des raisons d’espérer, "être avec" et respecter le

    pluralisme.

    Pour René Rémond, historien et président de la Fondation nationale des

    Droits de l’Homme, qui a tiré les conclusions des travaux, la communication

    est entrée dans le champ de réflexion chrétienne. Il y a une dimension

    théologique de l’actualité. Comme l’histoire, l’Eglise est un peuple en

    marche. "Mais l’Eglise doit aussi comprendre et accepter qu’elle a envers

    les médias des droits: droit au respect de la vérité, à la présentation objective du fait religieux, à l’égalité de traitement avec les autres acteurs de la vie sociale". En même temps, a-t-il souligné, elle a des devoirs, comme ceux d’acquérir une compétence en vue d’une meilleure communication, de respecter l’autonomie des médias, d’accepter le pluralisme, de

    ne pas réclamer de privilèges, faire confiance et se situer dans la vérité.

    (apic/ecl/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus